Belgique

La révolution universitaire se poursuit en Communauté française. Après la fusion annoncée des universités catholiques au sein de l'université catholique de Louvain, le gouvernement francophone doit adopter en première lecture, ce vendredi, deux projets de décret remodelant le paysage universitaire.

Ils prévoient notamment la fusion, déjà annoncée, et qui sera effective à la rentrée 2009, des facultés polytechniques de Mons et de l'université de Mons-Hainaut dans la future université de Mons, qui comptera alors 4 460 étudiants (3 480 de l'UMH et 980 de la FPMs). Le nouveau recteur devrait être celui des facultés polytechniques, selon le gouvernement.

Ils prévoient également le refinancement des universités à hauteur de 30 millions d'euros à partir de 2010 (4 millions par an pendant sept ans, et 2 millions la dernière année).

Mais la grande nouveauté, a appris "La Libre", c'est l'intégration des facultés agronomiques de Gembloux (FUSAGx) au sein de l'université de Liège (ULG), qui sera effective au 1er janvier 2009. Ces deux institutions étaient déjà partenaires au sein de l'Académie Wallonie-Europe. "A cette date, l'ULG comptera alors 16 300 étudiants (15 300 plus les 1 000 étudiants gembloutois), nous explique la ministre de l'Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet (CDH), qui se réjouit de ces différentes avancées. On avait vu beaucoup de fusions dans les Hautes Ecoles. Désormais, les unifs y vont."

Au 1er janvier 2009, les étudiants agronomes quitteront donc l'étiquette FUSAGx pour celle de l'ULG. Mais, concrètement, rien ne changera pour eux. Il n'est évidemment pas question de déménager les facultés agronomiques de Gembloux, qui bénéficient d'une belle réputation internationale. "Cependant, cela permettra de meilleures synergies, explique la ministre, notamment dans la recherche, et cela entraînera une plus grande visibilité sur la scène internationale. Même si ce n'est pas un objectif en soi, le fait d'intégrer Gembloux devrait améliorer le positionnement de l'ULG dans les rankings internationaux."

L'université de Liège, qui n'avait pas cette faculté d'agronomie, deviendra ainsi une université tout aussi, voire plus complète que l'UCL.

Le décret octroiera à l'ULG de nouvelles habilitations : master en sciences agronomiques et industrielles du vivant ; nouvelle option "gestion des forêts et des espaces naturels" pour les bio-ingénieurs ; et grade d'architecte des territoires et des paysages (en codiplomation avec des Hautes Ecoles).

L'ULG sera ainsi renforcée et, qui plus est, touchera un bonus financier. Elle comptera un nouveau vice-recteur, venant de Gembloux, qui prendra en charge les facultés agronomiques.