Belgique Ce vendredi matin, Maxime Mori, le président de la Fédération des étudiants francophones (Fef), appelait dans La Libre à la réunification des deux syndicats étudiants existant: le sien et l'Unécof (l'Union des étudiants de la Communauté française).

Il considère qu'au sein d'un seul et même mouvement pluraliste, la voix des étudiants pourrait mieux se faire entendre. Au vu de la position dominante de la Fef, cette prise de position s'apparentait bien évidemment à un appel envers les étudiants pour que ces derniers rejoignent la Fef. Maxime Mori partait également du constat que l'Unécof a perdu plusieurs contradictoires, ces assemblées lors desquelles un établissement élit le syndicat qui le représentera, et qu'elle risque, si la situation n'évolue pas en 2019, de ne plus répondre aux critères de repésentativité pour être reconnue et financée comme une organisation représentative des étudiants. "Je ne souhaite pas me focaliser sur l’Unécof, expliquait-il, mais j’observe que la représentation étudiante est à un carrefour, qu’elle doit se réinventer, et qu’il est nécessaire que nous menions ce débat de l’unité. J’appelle donc à la réunification des syndicats étudiants."

Le système des élections est remis en question

On pouvait s'en douter, l'idée n'a pas fait sourire l'Unécof. "L'idée de Maxime Mori est absurde, plus qu'absurde", regrette Olivier Coppens, le président de l'Unécof. "Il semble oublier que si l'Unécof a vu le jour en 1997, c'était pour offrir une alternative à la Fef, et que les étudiants puissent choisir le mouvement qui les représente le mieux. Nous sommes prêts à travailler ensemble sur plusieurs dossiers, Maxime Mori a d'ailleurs mon numéro, même si nous ne serons pas d'accord sur tout."

Olivier Coppens, qui a pris la présidence de l'Unécof en septembre, reconnaît que l'année ne fut pas facile. "Nous avons dû beaucoup travailler en interne pour nous restructurer et redéfinir des méthodes de travail. Mais nous continuons de plus belle à bosser pour et avec les étudiants. Nous ferons tout pour répondre aux critères de représentativité. Nous sommes un mouvement pluraliste qui a toute sa légitimité et qui est au service de la jeunesse."

Au-delà de cette divergence de vue sur la nécessité ou non de réunir les deux syndicats, Olivier Coppens rejoint Maxime Mori sur les difficultés que représentent les contradictoires organisées chaque année dans chaque établissement. "42 fois par an, nous sommes donc en confrontation avec la Fef lors d'élections qui permettent de nous départager. C'est vraiment usant et cela prend beaucoup de temps et d'énergie. Aujourd'hui, c'est un décret qui organise ce mécanisme. Je n'ai pas de solution miracle pour en sortir, mais je ne pense pas non plus que la réunification soit une réponse à ce problème, mais à nouveau je suis prêt à en discuter avec Maxime Mori."