Belgique Le Conseil de l’Europe ne note que très peu de progrès et suggère des pistes.

La Belgique n’a que peu progressé en matière de prévention de la corruption des parlementaires, juges et procureurs, estime le Greco, le groupe de travail anticorruption du Conseil de l’Europe.

Seule une recommandation issue du précédent rapport d’évaluation, qui a trait à la création d’une fonction de manager pour les tribunaux et parquets, a été "mise en œuvre de façon satisfaisante".

En ce qui concerne la prévention de la corruption des parlementaires, "le processus de réflexion et de réforme se trouve toujours à un stade qui offre peu de perspective de progrès", note le rapport. Différentes initiatives sont toutefois en cours, comme la création d’un registre des lobbies et la publication d’une liste détaillée des mandats des députés, mais celles-ci méritent d’être complétées.

Le Greco regrette également l’absence d’avancée dans la réflexion sur l’immunité parlementaire.

En matière de prévention de la corruption des juges et des procureurs, le Greco attend plus de la Belgique, notamment qu’elle adopte des règles renforçant l’intégrité des magistrats, un système de supervision et de sanctions effectives des juges suppléants ainsi qu’une évaluation des règles de distribution des affaires entre juges.