Belgique Sans grande surprise, la Belgique brigue un siège au conseil de sécurité de l'ONU ce vendredi. Ce qui veut dire que le pays entre dès 2019 au conseil de sécurité des Nations Unies, et ce pour deux ans.

Les pays membres de l’ONU se sont réunis à New York ce vendredi dès 16h pour élire cinq nouveaux membres non-permanents du conseil de sécurité de l'ONU.

En ce qui concerne l'Europe occidentale, il n'y avait que deux places à pourvoir et... deux candidats: la Belgique et l'Allemagne. C'est l'assemblée générale des Nations-Unies qui s'est prononcée sur la candidature de la Belgique. Et donc sans suspens, la Belgique brigue un siège pour un mandat de deux ans: 2019-2020.

Elle a reçu le soutien de 181 des 188 Etats-membres de l'organisation, soit plus que les deux tiers des votes exigés, a constaté l'agence BELGA. L'Allemagne, l'Afrique du Sud, la République Dominicaine, et l'Indonésie ont également été élues.

"Dans l'exercice de ce mandat, la Belgique veillera à être un partenaire constructif, fiable et ouvert au sein du Conseil et pour l'ensemble de la communauté internationale. Atteindre un consensus en faveur de la paix n'est possible que sur la base du partenariat, de l'échange et de l'inclusion, avec tous les acteurs concernés. L'esprit de dialogue qui nous a guidés tout le long de notre campagne continuera à être la marque de notre action durant les deux années de notre mandat", a réagi le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders.

En quoi ce siège est-il important pour notre pays?

Selon le professeur de relations internationales, Tanguy De Wilde, rencontré par RTL, le conseil de sécurité de l'ONU est un organe important qui s'occupe de la paix et de la sécurité internationale. "Donc c'est un haut lieu de la diplomatie en général, et donc de la scène internationale. Le fait de pouvoir y être, ça prouve la qualité de la diplomatie belge, même si finalement on a peu de concurrents", explique-t-il.

"Ce qui est intéressant, c'est qu'on est là pour deux ans et que, à tour de rôle, pour les 15 membres (5 permanents, 10 non permanents), il y a une présidence du conseil de sécurité, ce qui permet de présider ce conseil durant un mois, donc sans doute deux fois durant le mandat", indique-t-il.

Spécifiquement, la protection des civils et l'impact des conflits sur les enfants seront au cœur du mandat de la Belgique, de même que le rôle joué par les femmes dans la prévention et la résolution des conflits. Le respect du droit international humanitaire et la lutte contre l'impunité, la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, la non-prolifération et l'interdiction des armes chimiques, et l'impact du changement climatique sur la sécurité figureront également parmi les thèmes d'intérêt particulier de la Belgique.