Belgique

"Fausses universités". Dans les médias et même au parlement, le terme est souvent utilisé pour qualifier les établissements privés offrant un enseignement supérieur. Pour autant, il manque de finesse pour décrire la diversité de ces établissements, dont certains se complaisent dans des pratiques frauduleuses, et dont d’autres sont aussi légaux que sérieux.

En Belgique, en effet, en vertu de la Constitution qui consacre la liberté d’enseignement, il existe des dizaines d’établissements privés qui délivrent un enseignement supérieur. Ces établissements qui ont donc le droit d’exister sont de toutes sortes. Importants (encadrant parfois des centaines d’étudiants), ou petits, certains se raccrochent à de grandes structures reconnues à l’étranger, alors que d’autres sont tout à fait autonomes. Plusieurs proposent un enseignement de qualité, au contraire de ceux qui ne sont parfois que des façades délivrant des diplômes contre un minerval très onéreux.

Tous ces établissements, cependant, ont la particularité d’offrir un diplôme qui, bien que légal, n’est pas reconnu par le pouvoir public belge. Il n’offre donc pas accès à l’emploi dans la fonction publique ou dans les professions réglementées, comme la médecine par exemple. Sauf en cas de reconnaissance, il est impossible également de présenter ce diplôme pour s’inscrire dans une université reconnue.