Belgique

L’Agence wallonne pour la Sécurité routière lance ce mercredi une campagne "percutante" sur l'utilisation du téléphone au volant. Une bien mauvaise et dangereuse habitude qui insupporte 8 Wallons sur 10.

Ce sont plus de 2.300 conducteurs wallons qui ont été sondés par l'AWSR, concernant leurs habitudes d’utilisation du téléphone au volant. 99% d’entre eux ont déclaré avoir un téléphone mobile, mais, surtout, "un conducteur wallon sur deux déclare utiliser son téléphone au volant au moins occasionnellement. Un sur trois avoue par ailleurs adopter régulièrement ce comportement ", constate l'institution, par voie de communiqué. Paradoxalement, 85% des Wallons interrogés se disent énervés par les conducteurs qui utilisent leur téléphone au volant...

La plupart de ces conducteurs contrevenants téléphonent (44%), viennent ensuite la lecture et l’envoi de messages (respectivement 35 et 30%) et enfin, le fait de surfer sur internet (24%).

Surtout des jeunes hommes

Les hommes sont significativement plus nombreux que les femmes à utiliser fréquemment leur téléphone au volant (33% contre 26%), décrit encore l'étude. On constate également que les jeunes sont de plus gros utilisateurs : 44% des 18-34 ans utilisent fréquemment leur téléphone au volant contre 29% des 35-54 ans et 13% des 55 ans et plus.

Les conducteurs professionnels particulièrement concernés

L’étude de l’AWSR montre que l’usage du téléphone au volant est plus intense lors des déplacements professionnels en voiture. Les conducteurs qui effectuent ce type de déplacement sont en effet deux fois plus nombreux que les autres à avoir fréquemment des conversations téléphoniques au volant (28% contre 14%) et cette tendance se remarque également pour l’envoi de messages et le surf sur internet. Par ailleurs, ils sont également plus nombreux à ressentir une pression de leur milieu professionnel pour répondre aux appels alors qu’ils conduisent (18% contre 8%).

Autour de la désapprobation sociale à l’égard des conducteurs qui utilisent leur téléphone au volant, l'AWSR lance donc une campagne choc. "L’objectif est de leur faire passer le message qu’ils énervent les autres usagers de la route qui les voient comme des cons. Ce dernier mot n’a pas été choisi au hasard. Il s’agit en effet de la réaction épidermique fréquente que l’on peut avoir lorsqu’un autre usager de la route nous met en danger. Par ailleurs, en seconde lecture, le chiffre 100 crée un jeu de mots qui indique également aux conducteurs qu’ils font preuve d’une totale inconscience en adoptant ce comportement dangereux."

Outre l’affiche, la campagne sera présente sur les barrières de plusieurs parkings de lieux publics ainsi que dans les cinémas wallons pendant un mois.