Belgique Dix ans après le procès, la souffrance des victimes belges de Fourniret est intacte

Les larmes menacent toujours de submerger l’œil. En cela, rien n’a changé depuis que nous avions rencontré Joëlle Parfondry, au printemps 2008, au beau milieu de la salle des pas perdus du palais de justice de Charleville-Mézières, dans les Ardennes françaises. Ses bourreaux, Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier, venaient d’être condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres de sept jeunes filles, en Belgique et en France.

Dix ans après l’ouverture de ce procès d’assises hors norme, le 27 mars 2008, c’est dans le salon de son habitation de Gelbressée, à deux pas de Namur, que Joëlle Parfondry, 47 ans, nous reçoit.

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