Belgique Le nouveau président du syndicat socialiste n’exclut pas une grève générale contre le gouvernement.

Le syndicat socialiste a conclu vendredi son congrès de trois jours qui a réuni quelque 1 500 militants au Heysel. L’occasion de saluer le départ de son président de longue date, Rudy De Leeuw, et d’établir le nouveau duo de tête, Robert Vertenueil et Miranda Ulens.

Tous trois ont rappelé que le droit de grève était fondamental, et le nouveau président de faire planer la menace d’une grève générale. "La FGTB continuera à défendre inlassablement le droit des travailleurs de s’opposer à l’arbitraire et à l’injustice", a affirmé Robert Vertenueil, qui a succédé à Rudy De Leeuw, parti à la retraite après douze ans passés aux commandes.

Le syndicat socialiste "est vent debout aujourd’hui face à (vos) politiques de régression sociale, réactionnaires et de plus en plus dangereuses pour la démocratie". "Nous ne nous interdirons aucun moyen d’action, et cela veut dire que le moment venu, nous pourrions choisir la grève générale, a prévenu M. Vertenueil. Nous avons 1,5 million de membres, avec l’ensemble des syndicats, cela fait plus de 3,5 millions. Qui peut se permettre de contester notre légitimité ?"

"Une criminalisation de l’aide aux migrants"

La politique migratoire du gouvernement Michel en a également pris pour son grade et a essuyé les attaques des trois représentants. "Nous assistons à une criminalisation de l’aide", a dénoncé M. De Leeuw.

Miranda Ulens, la nouvelle secrétaire générale, a de son côté émis la proposition de faire de la sécurité sociale une branche à part entière à enseigner dans les écoles. La Limbourgeoise espère ainsi que les gens perçoivent mieux l’importance de la protection sociale. "Il est important que les enfants et les jeunes apprennent et comprennent à quoi sert la sécurité sociale", a-t-elle déclaré sur Radio 1.