Belgique

Plusieurs dizaines de pensionnés, de pré-pensionnés et de jeunes FGTB ont manifesté mercredi matin avec des caddies vides devant l'Elysette à Namur pour dénoncer leur faible pouvoir d'achat.

Les manifestants ont donné une lettre à la ministre wallonne de l'Action sociale, Eliane Tillieux (PS), et au secrétaire d'état à la Lutte contre la pauvreté, Jean-Marc Delizée (PS), afin qu'ils la transmettent au formateur Elio Di Rupo. "Lundi, le socio-économique devrait être abordé à la table des négociations gouvernementales. Et la note du formateur fait plusieurs attaques frontales aux pensions qu'on ne peut pas accepter. Tout d'abord, il y a la déstructuration du système des pensions.

Ensuite, les périodes assimilées (chômage, prépension, maladie) risquent d'être remises en cause pendant le calcul des pensions. Enfin, on repousse l'âge de la pension de façon pernicieuse, en attribuant des bonus par année supplémentaire", explique Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB wallonne, à l'origine de cette manifestation.

"Dans la note, il est aussi question de raboter l'enveloppe permettant la liaison 'allocations sociales - bien-être' et donc, de passer d'une enveloppe de 400 millions d'euros à 240 millions. Avec cette somme, nous ne pouvons atteindre nos objectifs", ajoute-t-il.

En Belgique, un pensionné sur trois vit sous le seuil de pauvreté. La pension moyenne est de 1.000 euros. "Nous demandons donc un relèvement important des pensions légales", indique le secrétaire général.

Une assemblée générale des pensionnés wallons, où sont attendues mille personnes, aura lieu le 13 octobre à Ciney.