Belgique

L'idée était du professeur...

LE SÉNATEUR CDH FRANCIS DELPÉRÉE ET LE DÉPUTÉ MR-FDF ERIC LIBERT ont présenté vendredi matin une «lettre à nos citoyens» à propos de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Si l'initiative a déjà recueilli le soutien d'une quinzaine de personnalités dont l'ancienne présidente du FDF Antoinette Spaak ou l'ancien sénateur PS Roger Lallemand, elle a manqué capoter, jeudi, après la parution dans le quotidien «Le Soir» de la proposition de M.Delpérée de créer trois arrondissements avec possibilité pour les francophones de Hal-Vilvorde de voter deux fois, une fois pour les candidats francophones à Bruxelles et une autre pour les candidats flamands de Hal-Vilvorde. Cette proposition, disent le FDF et le MR, consacre la scission de l'arrondissement dont ils ne veulent pas. Jeudi soir, le CDH s'était d'ailleurs, lui aussi, distancié de la proposition «strictement personnelle» émise par le professeur de droit constitutionnel. «Il va sans dire, insistait le parti de Francis Delpérée, que le CDH, tout comme Monsieur Delpérée cette fois en tant que sénateur, maintient plus que jamais sa position de refus de la scission de l'arrondissement de BHV et d'un appel à une stratégie collective francophone sur ce point.»

...pas du sénateur

LA LETTRE QUE FRANCIS DELPÉRÉE ET ERIC LIBERT ont présentée, vendredi cette fois, rappelle que la scission aboutirait à la rupture des liens entre les francophones de la périphérie et ceux de Bruxelles. A terme, la situation aboutira, selon les auteurs, à une remise en cause de facilités. Elle rappelle que la scission a une valeur symbolique aux yeux des partis flamands, celle d'assurer l'homogénéité de leur territoire, et elle insiste aussi sur le fait que céder sur la scission laisserait supposer que les francophones seraient prêts à céder sur d'autres points qui toucheraient les intérêts de tous les francophones et des Régions wallonne et bruxelloise. La lettre précise encore les limites de la Région bruxelloise devraient être revues pour mieux correspondre à sa situation politique, économique et sociale.

© La Libre Belgique 2004