LA JOURNÉE

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Belgique

Allô Didier ? C'est Nicolas Sarkozy : je déjeune avec le baron Frère...

D'accord, c'est un peu anecdotique, mais c'est quand même un peu amusant... Nous avons relaté, dans notre édition de lundi (LLB du 2 juillet) la manière dont le président français, Nicolas Sarkozy, ami de longue date de Didier Reynders, l'avait appelé, dimanche midi, pour le féliciter de son résultat électoral et de la mission d'information que lui avait confiée le roi Albert II.

En fait, Nicolas Sarkozy n'était pas seul à la table du Fort de Brégançon, la résidence d'été des présidents français. A ses côtés, il y avait bien entendu sa femme, Cécilia, et leurs hôtes du jour : le baron Frère et sa femme, Christine. Lors du déjeuner, la conversation a porté, un moment donné, sur la Belgique et sur leur ami commun : Didier Reynders. Et Nicolas Sarkozy a proposé de l'appeler. Plus rapide, le baron Frère a sorti son portable et pianoté le numéro de GSM de Didier Reynders... mais il est tombé sur sa boîte vocale. Le réseau, on l'a dit, est défaillant dans une partie de la Hesbaye où Didier Reynders se trouvait. Nicolas Sarkozy a dès lors voulu démontrer qu'en un quart d'heure, le centre de crise de l'Elysée localiserait Didier Reynders. Ce qui fut fait. L'histoire ne dit pas ce qu'ils avaient parié.

Les antidouleur moins chers depuis le 1er juillet : mais à quel prix...

En soi, c'est une excellente nouvelle. Dès ce lundi, les personnes qui souffrent d'une maladie chronique bénéficieront d'une réduction de 20 pc sur les médicaments antidouleur (paracétamol). Bien vu. Une boîte de Dafalgan, d'Algostase ou de Panadol, ce n'est certainement pas le coup de fusil. Mais pour ceux qui doivent en faire une grande consommation, au bout du compte, cela peut représenter une certaine ardoise. Bien vu. Mais. Pour bénéficier de cette réduction, il faudra d'abord pouvoir prouver que l'on souffre d'une maladie chronique - qui se définit, sur la base de l'arrêté royal du 3 juin, comme une maladie persistant, "après un traitement curatif optimal", pendant au moins 3 mois. Concrètement, il faudra demander au médecin-conseil de la mutuelle de pouvoir bénéficier de la réduction de prix - lequel médecin-conseil devra donc vérifier que la douleur persiste depuis 3 mois au moins et que le traitement curatif a été optimal sur la base d'un formulaire rempli par le médecin de famille. Inutile de dire que ce n'est pas cela qui va réduire le volume des tâches administratives du corps médical. Et tout cela pour un gain qui tourne en moyenne autour d'un euro par boîte.

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