Belgique

Le prince Philippe a reçu les "anciens"

Comme prévu en cas d’indisponibilité du Roi, le prince Philippe a remplacé au pied levé Albert II pour accueillir au Palais de Bruxelles les responsables de la Confédération nationale des prisonniers politiques et ayants droit de Belgique et de la fraternelle des amicales de camps et prisons nazis. Une rencontre qui marque en fait le 70e anniversaire du départ des premiers convois de prisonniers vers le Troisième Reich.

Le budget de la Saint-Nicolas attendu avec inquiétude

On ne parle plus ici du budget fédéral, mais bien de celui de la Communauté française. Françoise Bertieaux, leader de l’opposition MR, déplore de n’avoir toujours vu venir aucun texte au Parlement. Ils sont annoncés pour la semaine du 5 décembre, soit "à la dernière limite" , peste la libérale bruxelloise, qui est surtout inquiète de voir ce que l’exécutif aura réellement concocté. "Car il annonce que l’enseignement sera épargné mais on vient d’apprendre, par une gaffe du chef de groupe Ecolo à Bruxelles, que la Communauté mettait fin à sa contribution à hauteur de 50 % dans la prise en charge des frais de l’abonnement scolaire Stib . Et tout ça sans la moindre concertation avec le gouvernement bruxellois , comme l’a admis la ministre Grouwels." Françoise Bertieaux fustige aussi la récente décision des Olivier bruxello-wallons de "mettre en place un régime complet et cohérent de gratuité des détachements dans les cabinets des membres de leurs exécutifs respectifs" . Elle y voit une astuce de plus développée par le PS, Ecolo et le CDH pour réduire les coûts des cabinets, en bénéficiant de l’apport de fonctionnaires wallons, francophones ou de la Cocof. Du côté de la majorité, on rétorque qu’il s’agit simplement d’étendre à la Cocof bruxelloise des règles qui valent déjà entre Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles. Et que cela n’a rien à voir avec la taille des cabinets qui, elle, a bel et bien été réduite depuis le début de la législature. Pas sûr que l’explication sera suffisante pour le MR.

Wesphael, Ecolo-Liège et le budget fédéral

Ainsi, on apprenait officiellement hier que le chef de groupe Ecolo au Parlement wallon, Bernard Wesphael, ne serait pas de la liste liégeoise de son parti en vue des communales de 2012. C’est Jacky Morael qui lui a été préféré, ainsi qu’à Veronica Cremasco, pour occuper la dernière place. Le principal intéressé, dont l’interview paraît dans nos pages liégeoises, dit ne pas entretenir d’amertume particulière eu égard à ce choix qui constitue tout de même, après sa non-désignation en tant que ministre en 2009, un second camouflet. Mais ne voulant pas à ce stade polémiquer plus avant relativement à son cas personnel, Bernard Wesphael donne sa vision du budget d’austérité qui se prépare au niveau fédéral et qui, ajouté à " la crise de la démocratie " connue selon lui un peu partout en Europe, risque d’entraîner " une véritable explosion sociale ". Pour lui, il est " hors de question d’accepter une contribution financière supplémentaire de la Région qui a déjà fait plus que sa part d’efforts ", notamment dit-il " en amputant ses départements de 2,5 % des montants affectés en 2011 ". Et le trublion vert d’en appeler au sens des responsabilités du gouvernement wallon et donc par là même de son parti afin de " refuser toute décision susceptible de tuer le redressement économique de la Wallonie ". Rien que ça, serait-on tenté de dire, mais sera-t-il le cas échéant conséquent avec lui-même