Belgique

Yves Leterme critique son successeur

Le prédécesseur d’Elio Di Rupo à la tête du gouvernement fédéral, Yves Leterme (CD&V), a "regretté", lundi, que le nouveau Premier ministre ne se rende pas au Forum de Davos qui s’ouvre ce mercredi. "La Belgique doit s’y montrer, certainement dans le contexte économique global actuel dans lequel elle présente une économie ouverte" , a réagi M. Leterme, aujourd’hui secrétaire général adjoint à l’OCDE, à la VRT Radio. "Davos est l’occasion de nouer des contacts bilatéraux. Pendant trois ou quatre jours, vous pouvez y rencontrer des tas de gens qu’habituellement vous ne voyez qu’au terme de longues escapades à travers le monde" , a commenté l’ancien Premier.

L’Olivier ottintois resserre les rangs

A Ottignies/Louvain-la-Neuve, la majorité Olivier a déjà annoncé sa volonté de se rejurer fidélité pour six ans face à un MR élargi à des citoyens déçus par ledit Olivier et qui se considère comme la seule alternative démocratique. Ces promesses d’amour éternel ne facilitent pas toujours la communication des coalisés Ecolo, CDH et PS. Ainsi, vendredi soir, lors de la traditionnelle cérémonie de vœux, le bourgmestre Jean-Luc Roland (Ecolo) a évoqué dans son bilan positif le combat mené par la ville universitaire pour accueillir le centre de formation pour sportifs de haut niveau que convoite également Liège. C’est là que ça se corse : on sait que le PS soutient corps et âme le projet liégeois - André Flahaut a publiquement douté du projet néolouvaniste ! - alors que l’échevine des Sports ottintoise, Annie Galban, est elle aussi socialiste. Dans son discours, le maïeur a souligné non sans quelques trémolos les efforts menés par sa majorité, mais n’a évidemment pas rappelé que ce ne fut pas sans tensions dans ses rangs : lorsque l’assemblée provinciale avait évoqué le dossier, la conseillère Galban avait fait primer les intérêts partisans sur ceux de sa ville en quittant la séance pour ne pas devoir se prononcer

Valorisables, les fonctionnaires de WBI ?

Wallonie Bruxelles-International (WBI), l’administration commune des Relations extérieures de la Région et de la Communauté, peut-elle procéder à l’évaluation et la valorisation de son personnel, comme disait récemment s’en féliciter son patron, Philippe Suinen, dans nos colonnes ("La Libre" du 14 janvier) ? Dans l’opposition, Willy Borsus (MR), pense que non, y voyant une opération de promotions "contraire aux statuts de WBI et au droit administratif". Dans la majorité, le ministre-Président Rudy Demotte (PS) pense que oui, le décret fondateur de WBI permettant à son administrateur-général de proposer des normes de promotions supérieures à celles du code de la fonction publique. Il a donc, précisait-il lundi au Parlement wallon, marqué son accord "à titre de projet pilote" et à la condition que la mise en œuvre de ce processus soit évaluée. En réplique, Willy Borsus n’en démordait pas : on s’écarte ici des principes généraux du statut de la fonction publique. D’ailleurs, "ça volera par terre au premier recours venu" .