Belgique

La Cour

Le Roi a reçu lundi en audience le Premier ministre Elio Di Rupo. Dans l’après-midi, il a assisté à Tournai à l’arrivée de la deuxième étape du Tour de France.

Le "testing", enjeu d’un procès pas comme les autres

Dans une brève publiée le vendredi 29 juin, nous avons rendu compte du renvoi devant le tribunal correctionnel de Manuel Abramowicz et de Julien Maquestiau, respectivement président et trésorier de l’ASBL Résistances, laquelle édite un journal en ligne du même nom. En cause, la création d’un profil Facebook imaginaire aux sympathies d’extrême droite affichées. Georges-Pierre Tonnelier, qui fut un dirigeant de l’extrême droite belge avant d’affirmer s’en être détaché, avait pris contact avec ce profil et sa correspondance avait démontré, selon Résistances, qu’il en demeurait un membre très actif. Pour M. Abramowicz, il s’agissait d’une enquête d’investigation journalistique sur l’utilisation, à des fins de propagande et de recrutement, des réseaux sociaux par des partis et groupes extrémistes, selon une méthode "undercover" utilisée par le passé par des journalistes comme Anne Tristan ("Au Front"), Jean-Claude Defossé (RTBF) ou Günter Wallraff ("Tête de Turc"). La chambre du conseil, contre l’avis du parquet, ne l’a pas entendu de cette oreille et a donné raison à M. Tonnelier, qui avait déposé plainte avec constitution de partie civile. Elle a renvoyé MM. Abramowicz et Maquestiau pour port public d’un faux nom, faux et usage de faux informatique, violation du respect de la vie privée et harcèlement. Pour Me Laurent Arnauts, conseil de Résistances.be (qui étudie avec de plus en plus de conviction la pôssibilité d’interjeter appel), la décision "ne manquera pas d’intéresser les journalistes et les simples citoyens utilisant sur Internet un pseudonyme". C’est, en effet, la légitimité du recours au "testing" (qui consiste à se faire passer pour quelqu’un d’autre afin de prouver la réalité de certains faits) qui sera au centre des débats au fond.

Entre tempête et crachin

Le retour à l’équilibre budgétaire en 2015, la poursuite de la relance de l’économie, la solidarité avec les pouvoirs locaux, la priorité à l’emploi. Tels sont, étalés lundi en commission parlementaire par le ministre du Budget André Antoine (CDH), les objectifs officiels du premier ajustement budgétaire wallon de l’exercice en cours. Où il est question de prudence, de respect des engagements, voire d’espoir même si "2013 sera encore un exercice à serrer les vis"

L’opposition MR ne l’entend évidemment pas de cette oreille. Le député Jean-Luc Crucke dénonce une amélioration des déficits qui n’est que "très légère"; critique la présentation dépassée début juillet de délibérations remontant à des paramètres valables en février; reproche à Antoine ses effets de dramatisation de l’époque à des fins tactiques : "Vous aviez annoncé une tempête, on n’a eu qu’un crachin."