Belgique

Rambo De Crem à l’Otan

C’est le "Morgen" qui l’a mis sur la liste des prétendants. Pieter De Crem songerait très sérieusement à succéder à Anders Fogh Rasmussen au poste de secrétaire général de l’Otan. Au cabinet du ministre belge de la Défense, on s’en tire avec une jolie pirouette pour commenter l’info. "C’est un poste pour lequel on ne postule pas", dit-on. Une façon élégante de reconnaître que "Rambo" De Crem serait plutôt intéressé. D’autant que le timing n’est pas mauvais pour le ministre CD&V. C’est en juillet 2014 que l’ancien Premier ministre danois remettra son tablier. Soit quelques semaines seulement après les élections fédérales. Pour De Crem, ce serait une belle reconversion. Mais l’échéance est encore loin. Et la Belgique l’a déjà appris à ses dépens : les candidats qui se dévoilent tôt sont les premiers à être brûlés.

De Wever contre sa partenaire libérale

C’est le secrétaire d’Etat en charge de la Régie des bâtiments, Servais Verherstraeten (CD&V), qui s’en plaignait samedi dans la "Gazet van Antwerpen". La nouvelle prison à Anvers ne verra pas le jour avant 2019 au mieux alors qu’il était prévu qu’elle ouvre ses portes en 2016. La faute à qui ? Ben oui : à Bart De Wever qui, devenu bourgmestre d’Anvers, a signifié son refus de voir le nouvel édifice installé à Wilrijk, à l’emplacement qui avait été choisi par le gouvernement fédéral avant le changement de majorité communale. La nouvelle prison devait contenir 444 nouvelles places. C’est la ministre fédérale de la Justice qui a dû apprécier. Faut-il rappeler que la ministre en question, Annemie Turtelboom, est aussi la chef de file de l’Open VLD à Anvers avec qui Bart De Wever vient de signer un accord de majorité ?

La N-VA récuse la métropole bruxelloise

Par la voix de son monomaniaque député Ben Weyts, la N-VA a fait savoir qu’elle comptait déposer devant tous les conseils communaux du Brabant flamand une motion s’opposant à la participation de ces communes à la communauté métropolitaine de Bruxelles. Pour rappel, ce projet avait été inclus dans la sixième réforme de l’Etat visant à assurer une meilleure collaboration entre Bruxelles et son hinterland, à savoir l’ensemble des communes de l’ancienne province du Brabant. Le Parlement fédéral a déjà approuvé la création de cette communauté en juillet dernier, en même temps que la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. A ce stade, la nouvelle structure n’a de compétences qu’en matière de mobilité. Elle doit notamment assurer une concertation obligatoire pour l’ouverture ou la fermeture de voies d’accès au ring de Bruxelles. Fin 2012, la commune d’Overijse avait déjà entamé une procédure auprès de la Cour constitutionnelle pour faire annuler la décision de créer cette communauté métropolitaine. Selon le vice-président de la N-VA, Ben Weyts, qui s’appuie sur des déclarations du MR et du CDH, "cette nouvelle construction a pour but d’offrir aux francophones la perspective d’un élargissement de Bruxelles".

Le secrétaire d’Etat en charge des Réformes institutionnelles, Servais Verherstraeten (CD&V), s’est étonné dimanche de cette prise de position. Il rappelle ainsi que la N-VA a jugé récemment devant le Parlement flamand que la sixième réforme n’était "pas contraire à l’accord de gouvernement flamand et la note Octopus". Et que l’idée d’une communauté métropolitaine figurait dans la note du clarificateur royal, Bart De Wever.