Belgique

Les médecines alternatives, un "placebo" !

Les comités interuniversitaires néerlandophone et francophone des étudiants en médecine se sont dits, lundi, "consternés" des débats menés à la Chambre sur la reconnaissance de médecines non conventionnelles et réclament l’audition de toutes les parties. Les étudiants réfutent les positions défendues par le président de la commission d’avis créée par le SPF Santé, favorable à un enregistrement de ces pratiques (homéopathie, chiropraxie, ostéopathie, acupuncture) pour garantir la sécurité du patient et établir des critères.

"La médecine non conventionnelle ne fonctionne pas mieux qu’un placebo" , martèlent le comité interuniversitaire des étudiants en médecine (CIUM) et son équivalent néerlandophone (VGSO). Le remboursement de "pseudosciences" chargerait encore plus les budgets déjà surmenés de la Santé publique et de la Sécurité sociale; il renforcerait aussi un système qui menace la Santé publique, car "l’absence d’un diagnostic correct et d’un traitement approprié met souvent le patient en danger" , soulignent les étudiants.

Les doyens des facultés de médecine des universités belges avaient pour leur part recommandé, dans "La Libre" de samedi, de mettre fin à tout financement public des pratiques non conventionnelles.

L’informatique au Forem fait encore

On a fait (trop ?) grand cas, récemment, d’une localisation au Maroc d’une sous-traitance du service d’aide informatique interne au Forem. Voici qu’un autre contrat dans le même registre fait à nouveau jaser, même s’il ne s’agit plus cette fois de délocalisation puisque le boulot est niché au siège central de l’organisme wallon de l’emploi et de la formation, à Charleroi. Ce boulot, ce sont des prestations de services de maintenance de la plateforme JOB Pass. Ainsi s’appelle la carte à puce fournie par le Forem aux demandeurs d’emploi, qui simplifie les procédures administratives et recense leurs démarches.

Problème, s’il en est ? Le marché public lancé en 2010 a établi que le soumissionnaire devait avoir un chiffre d’affaires annuel d’au moins 50 millions et un volume d’emplois équivalent à 300 ETP. Voilà qui écarterait du marché tout opérateur wallon.

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André Antoine a dû s’en expliquer, lundi en commission du Parlement wallon. C’est là "un marché hautement stratégique" , puisque lié "à la révolution" de l’accompagnement individualisé, explique le ministre (CDH) de l’Emploi. Le Forem a voulu garantir la solidité financière du soumissionnaire, et s’assurer de sa capacité en personnel à répondre rapidement à tout besoin. Cette manière de procéder est conforme aux réglementations des marchés publics. Et ces critères n’excluaient personne puisque des associations momentanées entre opérateurs étaient explicitement autorisées. D’ailleurs, c’est une association momentanée flamando-bruxelloise qui a emporté le morceau pour quatre ans, entre GFI (Heverlee) et Steria Benelux (Watermael-Boitsfort).

"Je suis outré, n’en réplique pas moins Willy Borsus (MR), à l’idée que l’organisme chargé d’aider le marché du travail en Wallonie fixe des conditions qui excluent des travailleurs wallons." Et puis, le montant facturé au Forem pour ce marché s’élève à 3,097 millions, soit 600 000 euros de plus que prévu. Tout cela, alors que plus de 100 personnes travaillent déjà au service informatique du Forem.

Oui mais, on requiert ici "des profils à haute technicité" , reprend Antoine. Et le marché a été passé à la demande même des conseillers référents du Forem. Et c’est avec l’accord du comité de gestion - comprenez : les patrons et les syndicats. Alors, hein, bon