Belgique

La lionne qui a été abattue jeudi matin dans le parc de Planckendael s'approchait progressivement d'un groupe de visiteurs. Il a donc été décidé de ne prendre aucun risque pour les humains et de tuer l'animal. 

La direction du parc, le bourgmestre de Malines et le chef de corps de la police sont revenus sur les circonstances de l'incident jeudi après-midi au cours d'une conférence de presse dans le jardin zoologique. 

Une lionne est parvenue à sortir de sa cage en matinée avant d'entamer une promenade dans le parc. L'enquête doit encore déterminer comment l'animal a pu sortir de sa cage. "Nous supposons qu'il s'agit d'une erreur humaine, que la cage n'avait pas été bien refermée", explique Peter Van den Eynde, directeur sécurité de la Société royale de zoologie d'Anvers (KMDA) qui gère le parc. "Nous n'allons pas faire de déclaration avant d'en savoir plus sur les faits. Il n'y a en tout cas pas de trou dans la clôture de son enclos."

Dès que les soigneurs ont remarqué la fuite, le plan d'urgence a été déclenché. La direction de Planckendael est très touchée par les événements. "Recevoir ce type d'appel, c'est un cauchemar. Nous avons perdu un animal. Heureusement, il n'y a aucune victime humaine."

L'équipe d'intervention rapide d'Anvers (Snelle Respons Team Antwerpen) et la police locale de Malines-Willebroek sont immédiatement arrivées sur les lieux. Trois heures durant, elles ont essayé d'encercler l'animal pour le faire revenir dans sa cage. Mais le félin s'est dirigé vers un wagon de train à usage récréatif. Quatre visiteurs étaient à bord du wagon. Quand la lionne s'est retrouvée à moins de dix mètres des visiteurs, elle a été abattue.

"La décision était inévitable", ajoute le bourgmestre Bart Somers (Open Vld). Nous allons maintenant étudier ce que nous devons faire de plus pour éviter ce genre d'incident à l'avenir."

Le parc a rouvert peu après midi. Tout le monde a pu bénéficier d'une entrée gratuite. Quelque 4.000 visiteurs se rendent à Planckendael un jeudi normal. En milieu d'après-midi, le compteur était à 250 personnes.

L'association de défense des animaux DierAnimal a rappelé son opposition à la détention d'animaux sauvages. "Cette mort tragique nous montre une fois de plus que les zoos ne sont pas capables de faire face à ce genre de situation de façon professionnelle", déplore-t-elle, tout en rappelant un événement similaire survenu fin 2013 au Monde Sauvage d'Aywaille, lorsqu'un léopard des neiges avait dû être abattu.

"Ces histoires ne sont pas des cas isolés. Il s'agit bien souvent d'une erreur humaine (des enclos trop peu sécurisés) et les animaux en payent le prix fort."