Belgique Le groupe de réflexion autour de Jean-Michel Javaux poursuit son expansion.

Revoilà E-Change. Le groupe de réflexion politique créé autour de l’ex-coprésident d’Ecolo Jean-Michel Javaux est entré dans une nouvelle phase de développement : associer un maximum de personnalités, d’experts, d’acteurs économiques, culturels, etc. Pour rappel, comme "La Libre" l’avait révélé cet été, E-Change vise à devenir une force de proposition pour donner un souffle de renouveau à la démocratie, à la gestion de la chose publique. Le tout dans un esprit qui transcenderait les partis. L’option de créer un nouveau mouvement de centre-centre gauche en vue des élections de 2019 est d’ailleurs sur la table, comme nous l’avions révélé.

Parmi les poids lourds de E-Change, on trouve notamment l’ex-ministre CDH Melchior Wathelet, la ministre de la Culture et ministre wallonne de l’Action sociale et de la Santé, Alda Greoli (CDH), ou encore l’actuel ministre bruxellois de l’Economie, Didier Gosuin (Défi).

"Nous consultons des experts"

C’est dans cette optique que Marie-Hélène Ska, la secrétaire générale de la CSC a été approchée par E-Change. Elle ne fait toutefois pas - pas encore ? - partie du "think tank". Elle n’a pas souhaité faire de commentaires. "Nous travaillons. Dans ce cadre, nous consultons toute une série d’experts, dont Mme Ska", explique Laurent de Briey, le chef de cabinet de la ministre de l’Education Marie-Martine Schyns (CDH) et cheville ouvrière de E-Change (avec Jean-Michel Javaux).

Outre sa connaissance évidente des mécanismes de la concertation sociale et des dossiers socio-économiques, la patronne du syndicat chrétien a également une réflexion sur le renouveau de la démocratie et de ses élites. Dans "La Libre" de mardi, elle lançait d’ailleurs un avertissement au monde politique : " Il n’est pas possible, dans une démocratie, d’un côté, de se plaindre du comportement des électeurs, de leur zapping électoral et, de l’autre, de considérer tout ce que les gens disent comme moins que rien, parce que dans les salons feutrés où l’on se trouve, la bonne pensée du FMI ou de l’OCDE est différente. Il y a là un vrai problème, et cela mine petit à petit nos sociétés. Cela a explosé en Espagne et en Grèce. La situation est difficile en Italie. En France, il y a une décomposition majeure. Et en Belgique, on n’en est pas très loin." Une bonne "cliente" pour la nature de la réflexion des membres d’E-Change, à tout le moins.

Plus généralement, E-Change est entré dans l’élaboration de propositions de mesures concrètes qui devraient être réunies dans un manifeste à la fin d’un processus de large consultation et de groupes de travail.