Belgique

Les résultats des premiers tests pratiqués sur les carcasses de sangliers retrouvés morts en forêt au sud de la province de Luxembourg ont été communiqués mardi par le ministère wallon de l'Agriculture. Ils montrent que ces animaux étaient bien atteints par le virus de la peste porcine africaine et que la souche du virus vient d'Europe de l'Est, sans qu'un pays précis soit encore identifié.

Quatorze cadavres de sangliers, sur les 44 testés et les 30 retrouvés dans le périmètre de quarantaine de 63.000 hectares, se sont révélés positifs au virus.

"Les premiers résultats de séquençage du virus confirment que le virus isolé en Ardennes est du génotype II, qui circule actuellement en Europe de l’Est. Il existe 23 génotypes répartis partout dans le monde", annonce le ministre René Collin. "Ces résultats sont basés sur l’analyse de fragments d’ADN et le séquençage du génome complet du virus est en cours. Celui-ci devrait permettre, dans les jours qui viennent, de tracer de façon plus précise l’origine du virus et de verrouiller les circuits qu’il emprunte."

Mais comment le virus est-il arrivé en Belgique ? Différentes thèses circulent : sangliers étrangers illégalement importés par des chasseurs ou bien par voie humaine via le véhicule ou les déchets de transporteurs routiers ayant transité par l'Europe de l'Est. "A cet égard, je ne suis le partisan d’aucune thèse. Toutefois, les experts européens ont tendance à privilégier le facteur humain", déclare le ministre wallon de l'Agriculture.

Cinq nouveaux cas recensés en province de Luxembourg

Cinq nouveaux cas de sangliers infectés par la peste porcine africaine ont été constatés en province de Luxembourg par le réseau de surveillance sanitaire de la faune sauvage, rapporte mardi le site internet du quotidien L'Avenir. Ces nouveaux cas ont été confirmés par le cabinet du ministre fédéral de l'Agriculture Denis Ducarme à l'agence Belga, portant le nombre total de contaminations à quatorze. Les cinq nouveaux animaux positifs à la maladie ont été retrouvés dans la zone de confinement de 63.000 hectares tracée autour d'Etalle.

Mercredi, Denis Ducarme participera à deux réunions: une conférence interministérielle de politique agricole d'abord, et une réunion de concertation avec l'Agrofront (syndicats agricoles) et des représentants du secteur porcin ensuite. Ils aborderont notamment le contenu et les modalités d'application de l'arrêté ministériel d'abattage des porcs domestiques au sein de la zone de quarantaine, ainsi que des mesures de soutien aux éleveurs.