La police en ligne encore archaïque

J.C. (st.) Publié le - Mis à jour le

Belgique

Roel Deseyn (CD&V) a demandé à Jan Jambon (N-VA, ministre de l'Intérieur) que des moyens soient alloués à une intégration de la plate-forme “policeonweb” dans le système informatique de la police locale (ISPL).

Cette plate-forme permet aux citoyens de déposer des plaintes en ligne quand il s'agit de délits mineurs tels que des vols de vélos, des graffitis ou encore des vols à l’étalage. L’objectif de cette “police en ligne” est de simplifier la tâche administrative des bureaux de police. Mais, selon Roel Deseyn, la plateforme ne remplit pas son rôle car elle fonctionne de façon encore archaïque. Elle existe depuis plus de dix ans, mais son fonctionnement n’a jamais été actualisé.

Les plaintes ne sont pas centralisées

Cent cinquante postes de police utilisent la plateforme “policeonweb” et environ 16 plaintes par jour sont introduites via celle-ci.Le hic, c'est que ces plaintes en ligne ne se retrouvent ensuite pas automatiquement dans le système informatique des polices locales. Elles doivent être ré-encodées mannuellement par un employé administratif dans le système informatique officiel de la police.

La plate-forme est aussi peu connue du public. A peine 10% des plaintes concernant des délits mineurs sont introduites par ce biais. Or, selon Roel Deseyn, un système de police en ligne a du potentiel. “Les citoyens attendent aujourd’hui de la police qu’elle soit accessible par les moyens modernes de communication"n vance-t-il. Une intégration de la plate-forme au système informatique de la police permettrait un vrai gain de temps pour les employés administratifs, mais aussi pour les citoyens.

Pas le budget pour le moment

Jan Jambon a déclaré ne pas avoir actuellement le budget pour améliorer le fonctionnement de la plateforme. Argument que Roel Deseyn a déclaré “sans fondement”. “Il serait dommage de mettre fin à ce service en raison de contraintes budgétaires. Cet argument, d’ailleurs, est sans fondement. Entièrement automatisés, ces processus électroniques ne coûteront rien au gouvernement. Le seul coût administratif du ré-encodage des plaintes en ligne s’élève aujourd'hui à plus de dix mille euros.”