Belgique

L'incident mardi soir entre un chauffeur de taxi et un policier à Brussels Airport relance le débat sur la problématique des taximen à l'aéroport national. Les taxis de Zaventem, commune située en Flandre, ne peuvent pas amener des clients de Bruxelles vers l'aéroport mais bien dans le sens opposé. Les taximen bruxellois doivent apposer un "spoutnik", qui comporte un iris, sur leur toit. Cependant, cette réglementation est mise à mal par le maraudage, qui consiste à circuler, à vide, lentement, à la recherche de clients. "Ce phénomène est important à l'aéroport de Zaventem", note Claude Delire, président du Groupement national des entreprises de Taxis et voitures de Location asbl - (G.T.L.).

Cette situation peut être à la source de conflits entre les taximen avec autorisations et ceux sans. Ben Brik, président de l'Union Professionnelle des exploitants de taxis et taxis-camionnettes, évoque lui des tensions depuis quelque temps entre les chauffeurs de taxi et les policiers de l'aéroport. "Parmi ces derniers, certains se montrent extrémistes et ces tensions ont peut-être poussé le conducteur à agir de cette manière", poursuit Ben Brik qui ne cautionne ni l'attitude du taximan ni celle du policier et qui demande un durcissement de la législation sur l'octroi des autorisations.

La police fédérale de l'aéroport a voulu contrôler le taximan mardi soir mais ce dernier a poursuivi sa route et a entraîné l'agent. Ce dernier a tiré à plusieurs reprises. "Les contrôles sont très réguliers", déclare Tine Hollevoet. "Ces derniers sont effectués par la police locale mais c'est la police fédérale de l'aéroport qui est compétente sur le territoire de l'aéroport."