Belgique

On sait que le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V) a l’intention, en 2018, de présenter une vision d’avenir pour les professions juridiques. A cette fin, il a demandé aux avocats Patrick Hofströssler (qui fut l’associé du ministre dans son ancien cabinet) et à Patrick Henry, ancien président d’Avocats.be, l’ex-Ordre des barreaux francophones et germanophones, de lui présenter un plan portant sur une réforme de la profession d’avocat.

Une pétition de 518 signatures

Mais les idées que ces deux juristes semblent privilégier font débat au sein des barreaux. Ils veulent permettre aux avocats de cumuler leur profession avec d’autres comme lobbyiste ou syndic d’immeubles; encourager les associations entre avocats, notaires et huissiers; permettre l’inscription de sociétés d’avocats au tableau de l’Ordre, etc. (voir ci-contre)

Dans nos colonnes, un avocat montois, Me Nicolas Alaimo, s’est inquiété du côté consumériste de leur vision. Selon lui, les autorités ordinales auraient tendance à répondre aux défis de la profession par une vision trop "économique" des choses. Les mesures envisagées, regrette-t-il, sont de nature à déréguler la profession "pour permettre au capital de s’installer dans nos pratiques et de remplacer notre indépendance par de simples rapports de force économiques".

Il vient de franchir une étape supplémentaire. Avec Me Jacques Englebert, il a lancé une pétition demandant que les barreaux organisent une véritable concertation avec l’ensemble des avocats sur l’avenir de la profession et que ce soit l’Assemblée générale d’Avocats.be qui formule des propositions concrètes au ministre de la Justice et non deux "conseillers du ministre qui, quelles que soient leurs qualités professionnelles et leurs compétences, n’ont d’autre vocation que de s’exprimer en leur nom".

Avocats.be temporise

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