Belgique C’est notamment le statut des inspecteurs aéroportuaires qui leur pose des problèmes.

Les syndicats socialiste CGSP et libéral CGSLB demandent d’urgence une concertation concernant la protection des aéroports et le statut des inspecteurs aéroportuaires.

Ils ont envoyé une lettre ouverte aux ministres de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) et de la Mobilité François Bellot (MR) à cet effet.

La problématique n’est pas nouvelle. A Zaventem, les dizaines d’agents travaillent sous l’autorité de l’exploitant aéroportuaire privé Bac (Brussels Airport Company) depuis la privatisation de l’infrastructure en 2004.

Bac est leur employeur et peut les licencier, mais il existe un débat autour du statut de ces inspecteurs.

La sécurité des aéroports devrait dorénavant tomber sous la coupe de la nouvelle Direction protection (Dab) de la police fédérale, avec une partie de cette sécurisation du ressort de la Direction générale transport aérien (DGTA).

Celle-ci se chargera notamment de la protection des palais royaux et des sites nucléaires ainsi que des déplacements de détenus. Selon la CGSP et la CGSLB, cette transition soulève encore nombre d’interrogations.

Les syndicats exigent une concertation d’urgence avec les ministres compétents. "Aucune discussion n’a encore eu lieu entre les organisations syndicales et les cabinets Jambon et Bellot quant au possible transfert des inspecteurs depuis BAC jusqu’à la nouvelle Dab au sein de la police fédérale ou en renfort de la DGTA comme la commission le conseille", stipule leur lettre ouverte.

Les syndicats ne veulent pas que leurs remarques soient entendues uniquement dans le contexte post-22 mars 2016, mais ils estiment néanmoins que "les problèmes de sécurité connus n’ont entre-temps pas été résolus, ou à peine".

"Chers ministres, n’est-il pas temps de rassembler les bonnes personnes à table et d’expliquer quelles sont les possibilités et que contiennent les décisions politiques concernant la sécurité des personnes, leur vie, leur emploi, leur bien-être en bref ?" concluent les organisations syndicales.