Belgique

La SNCB s'apprête à solder le compte des jours de crédit (JC) de ses cheminots, qui empoisonnent la vie de l'entreprise depuis longtemps, en les rachetant aux travailleurs, rapportent L'Echo et De Tijd mercredi. Ces jours de crédit sont des jours de récupération octroyés aux cheminots parce qu'ils prestent plus que les 36 heures de travail hebdomadaires fixées. Normalement, chaque agent peut en totaliser maximum 35, mais la charge de travail a mené à de nombreux dépassements, les cheminots accumulant donc des jours de congé auxquels ils ont droit, mais qu'ils n'ont pas l'occasion de prendre. Si les agents concernés venaient à faire valoir leurs droits à ces congés, le service ferroviaire serait fortement pénalisé.

D'où la décision des dirigeants de la SNCB de payer le surplus des jours de crédit aux agents pour qu'ils ne les prennent pas. "Dans le cadre du nouveau plan de transport 2017, qui sera lancé le 10 décembre, il était important d'avoir le personnel suffisant pour en garantir le succès", a confié un porte-parole à L'Echo.

La SNCB estime que 3.141 cheminots ont un crédit de plus de 35 jours, pour un total de 23.334 jours de récupération encore à prendre (au-delà de la limite des 35). Ceux qui ont un crédit entre 30 et 35 jours, soit 4.228 agents, pourront aussi, sur base volontaire, voir certains de leurs jours de récupération rachetés.

Selon des sources proches du dossier, la SNCB évalue à environ 3,1 millions d'euros la facture pour ses comptes.

Une source syndicale consultée par L'Echo dénonce la manière dont la décision a été prise. Elle aurait été "imposée", sans discussion avec les syndicats.