Belgique

La députée Karine Lalieux (PS) a dénoncé mercredi les "rumeurs nauséabondes" lancées par le député Laurent Louis (MLD) sur la vie privée du Premier ministre Di Rupo (PS). Évoquant sa vie intime, l’élu nivellois affirmait sur Twitter que "tout le monde connaît les goûts de notre Premier ministre" et qu’"un ami mineur en a encore fait l’expérience récente" dans une boîte de nuit bruxelloise . "En dessous de 18 ans, ce n’est plus de l’homosexualité", ajoute-t-il. Les services du Premier ministre n’ont pas voulu réagir à ces allégations mais la députée Lalieux, qui connaît bien son collègue pour ses assertions hautement fantaisistes lors des travaux de la commission spéciale sur les abus sexuels qu’elle avait présidée, lui a répondu par le même canal, jugeant que Laurent Louis, "fidèle à lui-même avec ces rumeurs nauséabondes, fait une fois de plus honte au monde politique". Interrogé par Belga, Laurent Louis s’est révélé incapable de donner du contenu à ses allégations. Il a évoqué une "connaissance" de 17 ans qui se serait fait "aborder" dans cette boîte de nuit par le Premier ministre, sans l’avoir reconnu (!). Le chef du gouvernement serait ensuite parti après avoir été "éconduit". Aucune plainte n’a été déposée. Sur sa lancée, le député évoque des procès-verbaux classés sans suite, sans apporter plus de détails. Pour rappel, Elio Di Rupo a été victime en 1996 d’une affaire de diffamation de la part d’un jeune homosexuel, qui l’avait accusé d’avoir abusé de lui alors qu’il était mineur, un dossier pour lequel l’actuel Premier ministre a été totalement blanchi par la justice. Laurent Louis, ex-député du PP qui a fondé son propre parti, est coutumier de déclarations incendiaires sur les réseaux sociaux. Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) a récemment dénoncé devant la justice plusieurs de ses prises de positions susceptibles de constituer une incitation à la haine à l’égard de plusieurs communautés du pays.