Belgique

Alors que cette semaine était présentée comme décisive, rien n’a bougé dans la définition du périmètre.

Le CA de Publifin de mercredi soir n’a finalement débouché sur rien de concret pour l’avenir du groupe. Pourtant, il y a plusieurs semaines, la date butoir du 31 mars était annoncée comme étant la date fatidique pour Nethys et ses dirigeants.

En effet, les administrateurs de Publifin étaient chargés de définir pour cette date, le périmètre futur de Publifin, de Nethys et de ses filiales (Integrale, Elicio, Les éditions de l’Avenir, Resa, Voo, Win, etc.). On allait aussi enfin connaître le sort réservé aux dirigeants de Nethys que sont Stéphane Moreau, Gil Simon, Bénédicte Bayer, Pol Heyse, etc.

La réunion du conseil d’administration de Publifin devant faire aboutir tous ces débats s’est terminée en eau de boudin. C’est, selon l’administrateur Ecolo, Marc Hody, "du surréalisme. Les choses sont encore pires que par le passé. Les dirigeants de Nethys ont mis le conseil d’administration de Publifin sous tutelle et ils se renforcent encore. Il y a un an que l’on dit qu’ils doivent partir et on continue cette politique des petits pas".

Marc Hody illustre son propos par quelques exemples : "L’ordre du jour de ce soir ne reprenait pas toutes ces thématiques. On pouvait poser des questions en divers à la fin." Il explique encore que les informations récentes concernant certaines filiales de Nethys ne sont jamais parvenues au conseil d’administration de l’intercommunale : "Sur la vente de la filiale congolaise d’Elicio, nous n’avons pas été informés dans les formes. Sur la question qui concerne la recapitalisation de la filiale Integrale, non plus."

Pour éviter la tutelle wallonne

Et sur la fusion éventuelle entre Resa et Ores, le constat, pour l’administrateur Ecolo est identique : "le CA d’Ores est manifestement mieux informé que nous. Nous ne servons à rien", explique encore Marc Hody qui a quand même obtenu une nouvelle date butoir. "On m’a dit que ce serait de toute façon fait avant le 30 juin pour éviter de tomber sous la coupe des nouvelles règles de gouvernance wallonnes. Ils veulent éviter que les décisions prises fassent l’objet d’un contrôle de la tutelle. C’est assez dingue."