Belgique

La députée CD&V Nathalie Muylle qualifie dimanche dans Het Nieuwsblad de "gifle dans le visage de plus d'un million de compatriotes avec un problème d'alcool", les propos de la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD) au sujet de la vente d'alcool.

Maggie De Block a déclaré samedi dans le même quotidien que les magasins de nuit et les pompes à essence pouvaient continuer à vendre de l'alcool. "Je n'ai pas envie de voir de nouvelles faillites", a-t-elle justifié.

Pour le CD&V, c'est pourtant un élément crucial pour lutter contre l'abus d'alcool. "Si nous voulons bien nous attaquer au problème de l'abus d'alcool, nous devons adopter une approche intégrée. Cela signifie mettre l'accent sur la prévention et le contrôle mais aussi limiter l'offre", affirme Mme Muylle, porte-parole du parti sur le dossier. "De la part d'un ministre de l'Economie, je peux comprendre qu'on mette l'intérêt économique en premier, mais pour une ministre de la Santé publique c'est scandaleusement irresponsable", selon la députée. "Si la ministre De Block ne veut pas introduire de limitation, alors que je crains que tout le plan alcool qu'elle met sur pied ne soit qu'une boîte vide."


Il faut choisir entre des mesures générales et des mesures ciblées, réplique Maggie De Block

"Face à l'abus d'alcool, nous devons faire un choix entre des mesures générales touchant tout le monde et un travail ciblé", a affirmé dimanche la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) en réaction aux critiques du CD&V à ses propos sur la vente d'alcool libre dans les magasins de nuit et les stations-service. 

Dans un communiqué diffusé dimanche, Mme De Block a tenu à défendre son choix politique. Pour elle, l'instauration de mesures trop générales sanctionne également des gens qui veulent acheter une fois par semaine, voire par mois, une bouteille de vin pour passer une soirée avec des amis, "tandis que neuf personnes sur dix dans notre pays, se comportent de manière responsable avec l'alcool et ne font pas de dégâts".

Pour Mme De Block, l'autre option qu'elle défend consiste à travailler de manière orientée à la gestion de l'abus d'alcool qui est problématique pour la personne concernée et son entourage, ce qui passe par un travail spécifique et la mise des gens devant leurs responsabilités.