Belgique

Ce centre de référence du secteur des Fabrications métalliques et de l'Industrie technologique propose des formations aux demandeurs d'emploi et aux travailleurs. Ouvert depuis 2003 à l'enseignement, ce sont principalement les écoles techniques et professionnelles qui s'y rendent. Mais on y rencontre aussi des étudiants de l'enseignement supérieur. Notamment ceux de l'Ecam, un institut supérieur industriel formant des ingénieurs, et situé à Forest.

Lorsqu'il acquiert une nouvelle technologie, le centre ne manque pas de le communiquer aux écoles. Ainsi, celles qui le souhaitent peuvent y initier leurs étudiants. Actuellement, plusieurs formations sont proposées à l'enseignement. Parmi elles, on compte des formations en tôlerie industrielle, en hydraulique, en techniques d'ascenseurs, en soudage, ou encore en techniques d'usinage à commande numérique.

Ces formations sont prises en charges par les enseignants. «Dans le cas où ceux-ci estiment ne pas disposer des compétences nécessaires pour manipuler le matériel, ils peuvent suivre quelques heures de formation, ou faire appel à un instructeur», souligne Michel Legein, directeur du centre. Mais l'idée reste de transférer les compétences à l'enseignant afin d'en faire un acteur dans le projet de formation. Cela permet aux instructeurs de se consacrer aux demandeurs d'emploi et aux travailleurs, qui restent le public prioritaire.

L’Ecam organise régulièrement des ateliers de soudage à Iris Tech.“Avoir une image vivante de ce qu'est le soudage permet aux étudiants d'améliorer leurs connaissances en la matière”, explique Michel Legein. Et cela semble fonctionner, à en croire Joël Assoba, diplômé de l'Ecam: “En tant qu’ingénieur, on n'est jamais amené à souder, mais quand on voit la difficulté du soudage, il y a certaines choses qu'on ne demandera jamais de faire à des techniciens. On peut donc pratiquer la théorie et voir ce qui est possible, et ce qui ne l'est pas”.

C'est la Région de Bruxelles-Capitale qui est à l'origine de l'ouverture du centre à l'enseignement. Il s'agissait d'une initiative pour lutter préventivement contre le chômage des jeunes. Chômage dû notamment à un manque de qualification. Bien que n'ayant pas de données pour savoir les étudiants trouvent du travail après leur passage à Iris Tech, Michel Legein remarque que «les écoles continuent à venir au centre, signe que les formations s'intègrent pleinement dans leur programme ». Et d'ajouter, par ailleurs que «Bruxelles regorge d'entreprises et d'industries où il faut des professionnels du secteur de fabrication métallique et de l'industrie technologique. Partout où il y a un outil industriel qui tourne, il y a besoin de ce type de travailleurs».

Les formations du centre sont gratuites pour les écoles. Leur coût est supporté par la Région de Bruxelles Capital et le Fonds sectoriel des Fabrications métalliques et de l'Industrie technologique de Bruxelles.

Pour plus d'infos sur Iris Tech: www.iristech.be