Belgique

Le comte Henri d'Udekem d'Acoz a été acquitté mercredi par la cour d'appel de Gand dans une affaire d'escroquerie. Le prévenu avait été condamné en première instance par le tribunal de Courtrai à six mois de prison avec sursis mais la cour d'appel a révoqué ce jugement, estimant que l'escroquerie n'était pas prouvée. L'affaire remonte à 2007, quand un habitant d'Ingelmunster a voulu convertir un terrain agricole en terrain à bâtir. Pour l'aider dans ses démarches, l'homme a décidé de faire appel à un avocat renommé de Poperinge qui se trouve également être l'oncle de la reine Mathilde: le comte d'Udekem d'Acoz. Le traitement du dossier ayant été entretemps transféré à Bruxelles, le comte aurait proposé, contre une somme de plus de 100.000 euros, de faire accélérer la procédure. Un deuxième prévenu, Hans V., fait alors son apparition dans l'affaire.

Le dossier concerne également une question d'héritage ainsi qu'une expertise artistique frauduleuse où un troisième prévenu s'est présenté comme expert attaché au musée du Louvre à Paris. Cet expert a établi de faux certificats concernant les antiquités présentes dans la maison des parents de la victime, documents pour lesquels le couple a payé 45.000 euros.

En première instance, le comte a été condamné à six mois de prison avec sursis et à une amende de 4.125 euros avec sursis partiel. Son complice a été condamné à une peine d'un an de prison, effective pour la moitié. Le faux expert avait écopé de huit mois d'emprisonnement.

Le comte a toujours nié son implication dans cette affaire. "Il n'était pas au courant. Il n'avait pas de mobile car il n'avait pas besoin de cet argent", avaient plaidé ses avocats. La cour d'appel a estimé qu'il n'existait aucune preuve que le comte avait agi sciemment et l'a acquitté, lui accordant le bénéfice du doute.

L'un de ses avocats a réagi avec soulagement: "il ne s'est jamais senti coupable et considère le jugement de la cour justifié".