Belgique C’est du moins ce que dénonce un permanent SNPS regrettant l’organisation de dernière minute face à cette visite de Trump.

Une visite présidentielle américaine, ce n’est déjà pas évident à organiser. Mais ce qui complique le tout dans celle de Donald Trump à Bruxelles le 24 mai prochain, c’est qu’elle s’accompagnera d’une série d’autres événements. À commencer bien sûr par le sommet de l’Otan organisé ce jour-là (29 chefs d’État y seront présents) mais aussi et surtout l’arrivée au même moment du président turc Erdogan. La visite de ce dernier engendrera plusieurs manifestations qu’il faudra gérer en même temps que celles prévues autour de l’arrivée de Donald Trump. "Ce sont surtout ces événements-là qui sont à craindre car les rassemblements prévus en protestation au président américain s’annoncent particulièrement violents", précise le permanent SNPS, Frédéric Fortunato, à La DH. Le représentant du mouvement syndical policier dénonce à cette occasion l’absence d’organisation au sein de la police face à la gestion de ces événements.

"On sait que Donald Trump arrive en Belgique et on décide d’organiser un entraînement à cet effet une semaine seulement avant sa visite ! Un exercice est ainsi prévu le 17 mai prochain alors que le lieu où il sera organisé n’a même pas pu être contrôlé avant, ce qui est pourtant prévu, en principe", s’exclame Frédéric Fortunato.

Et le permanent SNPS d’ajouter qu’à cette remarque, les responsables de la zone Polbru, zone de police chargée de chapeauter la sécurité autour de Donald Trump à Bruxelles, lui auraient répondu que s’il n’était pas content, "l’entraînement pouvait être annulé mais que s’il arrivait quelque chose, il faudrait assumer".

"C’est comme si on demandait à un amateur de football de s’entraîner une semaine avant pour participer à un match du Real Madrid", s’exclame encore le représentant syndical.

Parmi les policiers qui participeront à la sécurité du président américain, il se dit qu’une soixantaine ne disposeraient pas de l’entraînement nécessaire.

À quelques jours de l’événement, les autorités policières tentent en tout cas de faire leur maximum pour être prêtes. Ainsi, des véhicules auraient été commandés en dernière minute afin de pouvoir équiper correctement la Das, direction de sécurité publique.

De son côté, la porte-parole de Polbru, Ilse Van De Keere, assure à La DH qu’à la veille de ces événements, "tous les services et autorités compétents collaborent de façon étroite et continue afin d’assurer la sécurité des citoyens et des personnalités présentes, comme c’est le cas lors de tout sommet, tout en veillant bien sûr à garantir que Bruxelles reste une ville ouverte. Nous sommes bien évidemment occupés à la préparation opérationnelle de l’événement. Pour ce faire, nous pouvons compter sur le soutien de la police fédérale et d’autres zones de police locale. Au vu des excellents contacts établis, nous ne doutons pas que nous disposerons tant du matériel que du personnel souhaités pour la bonne tenue de ce sommet international".