Belgique

Il est sorti de prison en fin d'après-midi.

Le parlementaire flamand Christian Van Eyken (Défi), de la liste Union des francophones (UF), avait été placé mardi sous mandat d'arrêt et inculpé d'assassinat. Le juge d'instruction n'ayant pas signé le mandat d'arrêt, le parlementaire bénéficie d'une libération pour faute de procédure. C'est le parquet qui a demandé cette libération.

L'homme, dont l'immunité parlementaire avait été levée le 6 janvier dernier, est soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat de Marc Dellea, le compagnon de Sylvia B., une amie et collaboratrice de Van Eyken avec lequel il aurait eu une relation. Sylvia B. elle-même est écrouée depuis la mi-octobre. En juillet 2014, Marc Dellea (45 ans) avait été retrouvé sans vie dans son lit à Laeken.

C'est sa femme de 38 ans, Sylvia B., qui avait averti les secours. Une blessure par balle avait ensuite été repérée derrière l'oreille du cadavre.

L'enquête entamée par le parquet de Bruxelles n'a pas permis d'identifier rapidement un suspect. Ce n'est qu'en octobre dernier que la veuve de la victime a été placée sous mandat d'arrêt. Le couple était sur le point de se séparer, selon l'enquête, notamment parce que Sylvia B. entretenait une relation avec Christian Van Eyken, dont elle était la collaboratrice.

Début octobre, des perquisitions ont eu lieu dans le cadre de cette enquête au domicile de Christian Van Eyken à Zaventem et à son bureau au Parlement flamand.


La N-VA veut une enquête disciplinaire à charge du juge d'instruction défaillant

La N-VA a réclamé jeudi que le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V) ouvre un dossier disciplinaire à charge du juge d'instruction qui a omis de signer le mandat d'arrêt du député flamand Christian Van Eyken (Défi), libéré jeudi matin pour vice de procédure.

"L'image de la justice en prend à nouveau un coup", a déploré la députée fédérale Sophie De Wit. Celle-ci souhaite en conséquence que le ministre Geens ouvre une enquête à charge du juge d'instruction pour comprendre ce qui a dysfonctionné. "Je ne veux absolument pas me prononcer sur la culpabilité ou l'innocence du député concerné. Ce qui importe ici, c'est le mauvais fonctionnement de l'appareil judiciaire", a-t-elle souligné.