Belgique

La cour d'assises de Flandre occidentale a condamné jeudi après-midi l'ancien diacre de Wevelgem, Ivo Poppe (61 ans), à 27 ans de réclusion pour les assassinats de sa mère, son beau-père, deux grands-oncles et une patiente. Le ministère public avait requis la perpétuité contre l'homme qui avait reconnu au moins une dizaine de faits. La défense avait elle demandé une peine qui ne dépasse pas les 15 ans. L'affaire a été mise au jour fin 2013, lorsqu'Ivo Poppe a confié à son psychiatre avoir activement euthanasié plusieurs dizaines de personnes. Alors qu'il travaillait comme infirmier puis comme collaborateur pastoral au sein de l'hôpital du Sacré-Coeur de Menin (devenu aujourd'hui AZ Delta), il aurait accéléré la mort de plusieurs patients en phase terminale en leur injectant de l'insuline ou de l'air dans les veines. Il est incarcéré depuis le mois de mai 2014.

Sa première victime était son grand-oncle de 79 ans, Maurice Vanhaverbeke. Ivo Poppe a admis l'avoir étouffé avec un oreiller en septembre 1978. Il aurait également ôté la vie à trois autres membres de sa famille: son deuxième grand-oncle Leo Vanhaverbeke (81 ans) en mai 1986, son beau-père Gerard Vercamer (80 ans) en 2004 et sa mère Ivonna Vanhaverbeke (90 ans) le 27 janvier 2011.

Au cours de l'enquête, Ivo Poppe a avoué avoir tué Marguerite Blondeel (84 ans) en mars 1996 et Irma Parmentier (74 ans) en décembre 1993, avant de revenir sur ces aveux.

L'ancien diacre a avoué avoir ôté la vie d'encore au moins dix patients, sans que les identités des victimes ne soient connues. Le jury devait donc uniquement se prononcer sur les victimes reconnues.

Mercredi soir, le jury populaire avait déclaré Ivo Poppe coupable des assassinats des membres de sa famille ainsi que d'Irma Parmentier mais l'ancien diacre avait été acquitté pour celui de Marguerite Blondeel.