Belgique

Le mardi 3 octobre 1989, en soirée, le docteur Joseph Wybran, 48 ans, chef du service immunologie de l'hôpital universitaire Erasme (ULB), était abattu alors qu'il s'apprêtait à prendre place dans son Audi 80 garée sur le parking de l'établissement hospitalier, d'une balle tirée par un revolver de calibre 7,65. Touché à la tête, il mourait le 4 octobre, à 2 heures du matin. En décembre 1988, il était devenu président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique. Il était aussi président du Comité Auschwitz. L'assassinat provoquait inquiétude et indignation au sein de la communauté juive. La thèse de l'attentat politique était rapidement privilégiée. Le 5 octobre, à Beyrouth, une agence de presse recevait un communiqué signé par "Les soldats du droit", une organisation proche d'Abou Nidal, qui avait déjà revendiqué l'enlèvement d'un médecin belge, Jan Cools, au Sud-Liban en mai 1988 (il fut libéré en juin 89) mais aussi (voir ci-contre) l'assassinat de l'imam Abdallah al-Ahdal et de son adjoint. D'autres pistes furent par la suite suivies mais l'affaire Wybran ne fut jamais élucidée.