Le FDF réagit à la décision de Keulen

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Le bureau du FDF se réunira jeudi à 13h à la suite de la décision prise par le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, de ne pas nommer trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise. Pour le président du parti amarante, Olivier Maingain, il s'agit d'ores et déjà d'une agression envers les francophones encore plus grave que le vote intervenu mercredi passé en Commission de l'Intérieur de la Chambre à propos de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Le refus de nommer les trois maïeurs revêt un caractère définitif et repose sur des arguments fallacieux, estime-t-il.

M. Keulen invoque en effet le respect de la loi alors que, d'après M. Maingain, les trois bourgmestres n'ont fait qu'appliquer la loi en vigueur dans les communes de la périphérie depuis 40 ans et qu'un arrêt de la Cour constitutionnelle autorise les conseillers communaux à s'exprimer en français.

Et de rappeler que lorsque des bourgmestres flamands de Hal-Vilvorde ont annoncé qu'ils ne participeraient pas à l'organisation des élections du 10 juin si BHV n'était pas scindé, M. Keulen n'avait pas jugé utile de prendre ses sanctions.

"C'est clairement parce que ces bourgmestres ont tenu tête qu'ils ont été sanctionnés. Il s'agit plus que d'une agression envers les Francophones. Il s'agit d'une agression envers tous les démocrates. J'ose espérer qu'au nord du pays, il y a encore suffisamment de démocrates pour se rendre compte de la gravité du geste posé", a-t-il souligné.

Le président du FDF a encore rappelé la position de son parti à l'égard de la nomination des bourgmestres de la périphérie en suspens depuis les élections communales. Elle constitue un préalable à toute négociation institutionnelle.

"Pour moi, cette décision empêchera encore pendant longtemps l'amorce d'un débat institutionnel. Je n'irai pas m'asseoir à la même table que des partis flamands qui cautionnent une telle attitude", a-t-il fait savoir.

M. Maingain n'a pas voulu en dire plus sur la réaction de son parti après la décision prise par M. Keulen. Il en appelle d'abord à la réunion des partis francophones pour qu'ils adoptent une attitude commune.

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