Belgique Il "pourrait se venger envers la police". Les policiers étaient en alerte jusqu’à l’interpellation du frère de Benjamin. Une information de nos confrères de la DH.

Malgré la mort du tueur sous les balles du Peloton anti-banditisme (PAB), les autorités policières du pays restaient sur le qui-vive, mercredi, 24 heures après la tragédie qui a vu Benjamin Herman, 31 ans, ôter la vie à un jeune homme de 22 ans et à deux policières, au centre de Liège, dans la matinée de mardi. Et pour cause : son frère était introuvable.

Complice de toujours de Benjamin Herman, jusque dans la délinquance et la détention derrière les barreaux des prisons, ce frère focalisait l’attention des enquêteurs qui lui prêtaient la possible intention de vouloir venger la mort de son frère en tuant à son tour des policiers.

Heureusement, l’alerte a pu être levée, mercredi en toute fin de journée, lorsque l'individu a été localisé à Liège et interpellé par les forces de l’ordre.

Quelles étaient ses intentions ? Elles n’étaient pas belliqueuses, ont conclu les enquêteurs qui l’ont interrogé avant de lui rendre sa liberté, mercredi. Mais le profil du trentenaire est tel qu’il inquiétait les autorités. Celles-ci avaient d’ailleurs lancé un avis de recherche sans équivoque auprès de toutes les polices du pays, intitulé Attention particulière, signalant que l'homme de 34 ans, "pourrait se venger envers la police".

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Le domicile de la compagne du Rochefortois d’origine, lui-même sans résidence connue, ainsi que le véhicule à bord duquel il était susceptible de circuler, avaient été renseignés auprès des corps de police.

L’alerte est donc levée, désormais. Mais elle témoigne du fait que la police, malgré la mort du tueur, reste à l’affût d’éventuelles représailles ou, fait connu, d’une seconde attaque, à caractère terroriste. Une menace d’autant plus réelle qu’elle intervient à l’heure où chacun, à son niveau, entre dans une phase de deuil et d’hommage aux victimes tombées sous les coups de couteau et les coups de feu assénés par Benjamin Herman, âgé de 31 ans et radicalisé lors de ses séjours en détention.

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