Belgique Le marché noir belge avait déjà été sollicité en 2010 par les tueurs de Paris.

Certaines armes utilisées par les frères Saïd et Chérif Kouachi pour tuer les dessinateurs de "Charlie Hebdo", de même que d’autres provenant de l’arsenal d’Amedy Coulibaly viennent de Belgique, a appris lundi à très bonne source "La Dernière Heure". S’agit-il des Kalachnikov, des grenades ou, carrément, du lance-roquettes arboré durant leur cavale ?

Impossible de préciser ce point à ce stade de l’enquête. Seule certitude, certes non confirmée par les instances ministérielles : le fusil-mitrailleur de type Scorpio que possédait Amedy Coulibaly lors de la prise d’otage de la Porte de Vincennes vient de Bruxelles.

Cette arme, Coulibaly l’a utilisée lorsqu’il a chargé contre la police, a ainsi déclaré le procureur de Paris François Molins lors de la conférence de presse organisée tard, dans la soirée de vendredi.

Un précédent en 2010

Aucune précision, par contre, sur le reste de son impressionnant arsenal : deux Kalachnikov, deux autres armes de poing russes Tokarev, un couteau, sans oublier le fait que le terroriste avait piégé le magasin avec une quinzaine de bâtons d’explosifs à usage civil et un détonateur.

Ce n’est pas la première fois que les frères Kouachi ont fait appel au marché noir belge pour se procurer des armes. Avant-hier, le site d’informations français Médiapart révélait qu’en 2010, les Coulibaly, Kouachi et Beghal avaient tenté d’acheter des armes en Belgique dans le but d’organiser l’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem et d’autres leaders extrémistes.

Toujours d’après Médiapart, un mot manuscrit a été trouvé chez un membre de la cellule, adressé à un complice. Il signalait : "On a besoin de deux kalachs, de deux calibres, dix grenades. Essaye de faire au plus vite car on en a besoin. C’est à toi de parler avec le frère qui vend les armes. Mon frère ne connaît rien, alors négocie un prix bas."