Belgique

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté, ce mercredi, l’avant-projet de décret relatif à la mise en œuvre du cours de philosophie et de citoyenneté (EPC).

Pour rappel, après l’enseignement primaire dans lequel il est organisé depuis le mois d’octobre, ce cours sera d’application dès la rentrée dans l’enseignement secondaire du réseau officiel. Il y sera donné à raison d’une ou de deux heures par semaine (pour les élèves qui le choisiront à la place du cours de morale ou d’un cours de religion).

Doutes budgétaires

Ce que précise cet avant-projet, ce sont les aspects organisationnels d’un cours qui avait occasionné beaucoup de difficultés de mise en pratique dans l’enseignement fondamental.

Ainsi, la Fédération Wallonie-Bruxelles confirme que les prof de morale ou de religion ne devraient pas perdre leur emploi. Pour ce faire, le gouvernement a assoupli les conditions d’accès à l’enseignement du cours. Au rang de ces assouplissements, notons qu’un prof qui donne religion ou morale, pourra également donner le cours d’EPC dans le même établissement. Cela n’était pas possible précédemment.

Les enseignants qui choisissent de donner le cours d’EPC devront cependant suivre une formation à la neutralité (excepté s’ils sortent de l’enseignement officiel), et une formation à la didactique spécifique au cours d’EPC d’ici 2021. Pour garantir ces formations, les enseignants bénéficieront de deux périodes par semaine pendant 4 ans.

Enfin, alors que l’an dernier, dans le primaire, des prof devaient parfois enseigner dans neuf écoles différentes pour avoir un horaire complet, le nouveau décret limite à six le nombre maximal d’implantations dans lesquelles les enseignants doivent prester. En cas d’horaire incomplet, ils pourront coordonner des activités au sein des implantations : remédiations, animations, accompagnements…

Administrateur-délégué de l’enseignement des communes et des provinces, Roberto Galluccio note ces assouplissements. Il émet cependant des craintes quant aux réserves budgétaires nécessaires pour la mise en place des formations, ou pour assurer les mesures qui permettront de maintenir l’emploi. Il regrette également que ce décret arrive si tard. "Il doit encore passer devant le Conseil d’État. Il ne sera donc pas d’application avant un mois. C’est beaucoup trop tard alors que les écoles préparent leur rentrée."