Belgique

La façon dont la Belgique aborde le retour de combattants syriens est citée en exemple dans d'autres pays mais la situation à Molenbeek-Saint-Jean reste un grand problème, ont affirmé dimanche tant le premier ministre et le ministre de l'Intérieur, Charles Michel et Jan Jambon, que la commissaire générale de la police fédérale, Catherine De Bolle.

Un plan visant en particulier la commune bruxelloise verra donc le jour. "Je constate qu'il y a presque toujours un lien avec Molenbeek, qu'il y a un problème gigantesque. Les mois passés, beaucoup d'initiatives ont déjà été prises dans la lutte contre la radicalisation mais il faut aussi plus de répression. Nous allons travailler de manière intense avec les autorités locales. Le gouvernement fédéral est prêt à fournir plus de moyens pour améliorer la situation sur le terrain, dans tout le pays et dans les endroits où il y a des problèmes", a déclaré M. Michel sur le plateau de la VRT.

Les perquisitions et arrestations qui ont eu lieu à Molenbeek montrent l'existence d'un lien des attentats de Paris avec la Belgique, a fait remarquer M. Jambon.

"A Molenbeek, la situation n'est pas sous contrôle en ce moment. Nous devons nous investir davantage. Madame Schepmans (bourgmestre MR de Molenbeek) et le chef de corps de la police locale sont demandeurs", a-t-il ajouté. L'objectif est, selon lui, de reprendre le "contrôle de la situation" dans la commune.

A entendre la commissaire générale, la police est "confrontée de manière énorme" à des problèmes à Molenbeek. Lors de la réunion du conseil national de sécurité, le procureur général de Bruxelles a d'ailleurs annoncé qu'un plan visant particulièrement la commune serait élaboré.