Belgique

La commission d'enquête parlementaire sur les attentats terroristes a entendu mercredi une nouvelle fois le comité P. Elle l'a convoqué mardi à la suite d'un rapport qu'elle a reçu du parquet fédéral. 

Le téléphone portable de Brahim Abdeslam, l'un des kamikazes des attentats de Paris, contenait apparemment plus d'informations qu'on ne le pensait, a-t-on appris à bonne source. La zone de police de Bruxelles Ouest avait saisi le téléphone dans le cadre d'une enquête pour trafic de drogues en février 2015. Lorsqu'en novembre 2015, après les attaques de paris, le nom des frères Abdeslam est apparu, la police judiciaire fédérale (PJF) a demandé à la police locale de récupérer l'appareil. Celui-ci avait disparu mais son contenu avait été copié. L'analyse n'avait rien révélé de particulier.

Le GSM a été retrouvé en novembre 2016 et une nouvelle analyse a fait apparaître des éléments bien plus importants, en particulier une conversation sur Facebook qui laissait entrevoir la radicalisation terroriste de l'un des deux frères Abdeslam.

Selon la RTBF, la conversation remonte au mois de juillet 2014. Elle a lieu entre Brahim et un homme en Syrie, Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'avoir dirigé le commando terroriste des attentats de Paris en novembre 2015.

"Qu'Allah te guide dans la voie du djihad et t'accorde le martyr. Déchire ces kuffars (mécréants) et prends leur un maximum de porcs et viens rejoindre l'armée d'Allah", dit Abaaoud.

En septembre 2016, la commission avait entendu le procureur fédéral au sujet du classement sans suite du dossier Abdeslam malgré certains indices de radicalisation rapportés par la police locale au début 2015. M. Van Leeuw avait alors indiqué que l'analyse du gsm et de l'ordinateur de l'un des frères Abdeslam n'avait pas révélé d'informations intéressantes liées au radicalisme.