Belgique

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, a affiché mardi sa volonté de trouver une solution pour les étudiants engagés dans des études de psychomotricité, menacés par la non reconnaissance de cette formation comme une profession paramédicale. "Ma volonté n'est pas de laisser tomber ces étudiants", a assuré mardi le ministre socialiste, interrogé par Belga dans les couloirs du Parlement de la Fédération.

M. Marcourt précise que des contacts sont entretenus tant avec le cabinet de la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block -seule compétente pour la reconnaissance de cette profession- que les Hautes écoles pour trouver une solution pour ces étudiants.

Pour le ministre, les solutions peuvent être recherchées dans deux directions: soit une reconnaissance de la filière par la ministre fédérale de la Santé, soit l'organisation de passerelles pour les étudiants concernés vers d'autres filières d'études paramédicales.

"C'est une chose que nous pouvons effectivement envisager avec les étudiants", ajoute M. Marcourt. "Il faut examiner les moyens de valoriser les crédits que ces étudiants ont déjà acquis et les aider à décrocher un diplôme valorisable dans le domaine de la santé".

Les études de psychomotricité ont été lancées en 2012 en Fédération Wallonie-Bruxelles, mais la formation n'a jamais reçu l'homologation du fédéral au titre de filière paramédicale, à l'inverse des kinésithérapeutes, ergothérapeutes et logopèdes.

Plusieurs centaines d'étudiants formés ou en passe de l'être se retrouvent dès lors dans l'inconnue aujourd'hui.

M. Marcourt rappelle mardi que cette incertitude quant à la reconnaissance de la filière était bien connue des Hautes écoles qui souhaitaient organiser ce bachelier. Le ministre dit pourtant leur avoir explicitement demandé de prévenir les étudiants des risques dès leur première inscription.

Selon lui, les premiers diplômés de la filière ne se retrouvent toutefois pas dans un impasse dans la mesure où ils peuvent travailler dans des structures (para)médicales ou sociales.

La présidente de l'Union professionnelle belge des psychomotriciens francophones sera reçue la semaine prochaine au cabinet du ministre pour tenter de dégager une solution, précise encore M. Marcourt.