Belgique Après les nombreux scandales financiers et de corruption venus ternir l'actualité et la réputation de notre pays, le New York Times n'y va pas par quatre chemins en pointant du doigt la " mauvaise santé de la démocratie belge".

Revenant sur l'affaire du Samusocial, qui aura coûté son poste de bourgmestre de Bruxelles à Yvan Mayeur, en passant par le scandale Publifin dévoilé par le Vif/L'Express en décembre dernier ainsi que par les révélations sur le salaire et les montants perçus par le président de la Chambre des représentants, Siegfried Bracke, pour assister au conseil consultatif de Telenet... tout y passe.

Le quotidien américain ne se montre pas tendre avec "un pays où le pouvoir est divisé en plusieurs niveaux de compétences (le fédéral, le régional, les communautés, le provincial et le local). [...] Cette complexité peut créer un environnement favorable à la corruption.

Pour exemplifier son argumentaire, le journaliste Milan Schreuer s'appuie sur le travail d'Yvan Mayeur "qui est difficile à expliquer puisqu'il était maire de la ville de Bruxelles, qui a une population de 178.552 habitants, mais n'est qu'une des 19 communes qui composent la région Bruxelles-Capital."

Contacté par l'auteur, le chroniqueur belge Marc Reynebeau a déclaré que "ces pratiques éthiquement douteuses font partie d'une ancienne manière d'exercer la politique en Belgique qui existe depuis longtemps", tout en n'omettant pas de préciser "Il y a une méfiance croissante envers les politiciens, les soupçons de corruption et une sensibilité aux scandales. Cela accroche inévitablement avec la vague de populisme que nous connaissons en Europe.