Belgique

En 2017, 15.373 personnes ont introduit une première demande d'asile en Belgique. Ce chiffre est proche de celui de 2016 (14.670), mais bien moins élevé que les 39.064 demandes enregistrées en 2015 et surtout du pic de 2000 (46.855 demandes), ressort-il du rapport annuel de Myria, le Centre fédéral Migrations, présenté mardi au Sénat. Près de la moitié des décisions en matière de protection internationale rendues l'an dernier étaient négatives pour le demandeur. Outre un "focus" sur le droit de vivre en famille, le rapport de Myria compile les derniers chiffres disponibles sur les flux migratoires, notamment sur la base des données de l'Office des étrangers et du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides. On peut y lire qu'un cinquième de la population belge est née avec une nationalité étrangère, dont 51% proviennent d'un pays de l'Union européenne et 13% du Maroc. Les Roumains, les Français, les Néerlandais, les Syriens et les Italiens composaient le top 5 des 136.327 immigrants étrangers enregistrés en 2016.

Quant aux demandes de protection internationale, elles ont très légèrement augmenté en 2017 par rapport à 2016, mais ont chuté de 61% par rapport à 2015. Les Syriens, Afghans et Irakiens représentaient ensemble 28% de ces demandes (contre 70% en 2015).

Seules 54,5% des décisions prises l'an dernier en matière de protection internationale ont abouti à l'octroi d'un statut de réfugié ou à une protection subsidiaire, soit 13.833 droits de séjour accordés. Le taux de protection est plus faible qu'en 2016 (61,3%), tandis que la diversité dans les origines des migrants s'est accrue.

Organisme public mais indépendant, Myria a pour mission de veiller au respect des droits fondamentaux des étrangers, informer sur la nature et l'ampleur des flux migratoires et stimuler la lutte contre la traite et le trafic des êtres humains. Le rapport est disponible sur son site internet: www.myria.be.

© AFP