Belgique

Le gouvernement a décidé de continuer à réduire le nombre de militaires déployés dans les grandes villes belges dans le cadre de l'opération "Vigilant Guardian" (OVG) en renfort de la police fédérale, le ramenant à 550 - alors que le maximum avait atteint 1.800 hommes et femmes au plus fort de la menace terroriste - , a-t-on appris dimanche de source gouvernementale.

L'appui de la Défense est maintenu à 550 militaires pour une période d'un mois, du 3 juin au 2 juillet, a décidé le Conseil des ministres, ce qui redonne à l'armée la possibilité de reprendre des exercices d'entraînement mis en veilleuse en raison de la participation intensive de ses unités à OVG.

Sur proposition des ministres de l'Intérieur, Jan Jambon, et de la Défense, Steven Vandeput (tous deux N-VA), le Conseil des ministres a approuvé vendredi le maintien du déploiement de 550 militaires sur le terrain, dans le cadre du protocole d'accord relatif à l'appui de la Défense au service de police intégré en vue d'assurer des missions de surveillance, indique un communiqué gouvernemental.

Ce nombre tient par ailleurs compte d'une capacité de réserve susceptible d'être immédiatement déployée.

Selon le gouvernement, l'appui de la Défense continuera à être réduit à intervalles réguliers, en collaboration avec la police et en fonction des besoins rencontrés sur le terrain.

L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) a effectué une nouvelle analyse de la menace le 22 mai dernier. Il en résulte que le niveau de menace est maintenu au niveau 2 - sur une échelle de quatre - en dépit de l'attaque terroriste perpétrée mardi à Liège par Benjamin Herman, un délinquant de 31 ans converti à l'islam et radicalisé, qui a assassiné deux policières et un étudiant, en criant plusieurs fois "Allah Akbar" ("Dieu est grand") et revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Un certain nombre de cibles potentielles sont toutefois maintenues au niveau 3.