Belgique

Le patron de l'Afsca Herman Diricks a tenté de se justifier mais ce second scandale alimentaire en un an passe mal.

Voilà un homme que les députés n’espéraient plus revoir après son passage l’été dernier à la Chambre. A l’époque, c’était il y a quelques mois seulement, l’administrateur délégué de l’Afsca, Herman Diricks, avait dû s’expliquer face aux politiques, en pleine crise des œufs contaminés au Fipronil.

Cette fois, c’est le scandale de la viande qui le mène à se justifier. Un séisme de trop en matière de sécurité alimentaire. Et les parlementaires le lui ont bien fait comprendre. A commencer par Jean-Marc Nollet. Le député fédéral Ecolo n’a guère été tendre envers le patron de l’Afsca, qu’il a accusé d’être dans le déni total depuis plusieurs jours déjà.

Colère dans les rangs

Je suis non seulement fâché, mais aussi stupéfait par l’attitude du haut fonctionnaire dirigeant de l’Afsca qui, au moyen d’un powerpoint, vient nous expliquer que tout va bien. Cette homme vit-il sur la même planète que les consommateurs ?” s’est exclamé quant à lui Michel de Lamotte (CDH), descendant ainsi la présentation faite par Herman Diricks.

Une présentation au cours de laquelle le patron de l’Afsca s’est d’abord retranché derrière un arrêté royal définissant les modèles et les fréquences de contrôles exercés par l’Agence fédérale de la Sécurité alimentaire. Il a ensuite tenu à démentir les informations selon lesquelles l’Afsca ne contrôlait pas assez les secteurs de la transformation et des abattoirs, avant d’assurer que tous les contrôles de l’Afsca étaient réalisés de manière inopinée, espérant ainsi faire taire les rumeurs selon lesquelles l’entreprise Veviba était informée au préalable de la venue des agents de l’Afsca sur son site. “Depuis la constitution de l’agence, une charte du contrôleur a été établie, précisant qu’il doit être intègre, qu’il ne doit rien accepter. Nos collaborateurs ont pour mission d’effectuer tous les contrôles de manière inopinée. Lorsqu’un contrôleur se présente, il n’est pas annoncé. On ne peut pas être plus clair”, a insisté Herman Diricks.

L’administrateur délégué a terminé sa présentation en précisant qu’aucune plainte émanant d’un opérateur ou d’une autre autorité ne lui était parvenue en ce qui concerne Veviba.