Le point sur l'enquête Krayem: le terroriste du 22 mars avait déjà tué!
Exclusif : le terroriste du 22 mars est impliqué dans l'exécution du pilote jordanien, brûlé vif dans une cage en 2015 !
- Publié le 06-07-2018 à 06h31
- Mis à jour le 06-07-2018 à 06h55

Exclusif : le terroriste du 22 mars est impliqué dans l'exécution du pilote jordanien, brûlé vif dans une cage en 2015 !
C'est une information qui aura certainement un impact considérable sur les suites tant de l'enquête relative aux attentats de Bruxelles que celle des attentats de Paris. Osama Krayem est inculpé dans les deux dossiers. Et selon nos infos, les enquêteurs belges de l'unité antiterroriste DR3 (PJF de Bruxelles), viennent de découvrir un élément capital du passé du terroriste qui devait se faire exploser dans le métro bruxellois.
Pour rappel, Osama Krayem, sac rempli d'explosifs sur le dos, avait fait demi-tour à la station Petillon, laissant El Bakraoui embarquer seul. Il s'était ensuite rendu dans la planque d'Etterbeek, où il s'est débarrassé de ses explosifs dans les toilettes, avant d'être arrêté le 8 avril 2016, à Bruxelles.
Le membre de l'organisation terroriste n'en était pas à son coup d'essai. La police belge vient de l'identifier comme l'un des auteurs actifs de l'exécution du pilote jordanien Maaz al-Kassasbeh en février 2015 en Syrie. Cet acte ignoble, filmé par Daech montrant le pilote brûler vif dans une cage, avait choqué le monde entier. Sur les images, apparaissaient les visages cachés des soldats de l'État islamique. Très vite, il était apparu que les auteurs de cet acte barbare appartenaient aux rangs supérieurs de l'organisation terroriste mais ils n'avaient pu être identifiés.
Trois ans après cette exécution, la Belgique a pu localiser Ossama Krayem à l'endroit précis où a eu lieu l'exécution du pilote jordanien. Contacté par nos soins, le porte-parole du parquet fédéral ne souhaite faire aucun commentaire.
Comparaissant devant un juge français le mois dernier pour sa participation à la préparation des attentats de Paris du 13 novembre 2015, Osama Krayem a nié catégoriquement y être mêlé. Mais cet élément découvert par les enquêteurs belges sur son passé en Syrie, ne plaide pas en sa faveur. Il démontre aussi qu'Osama Krayem était un soldat important de l'État islamique.