Le "poisson d'avril" des hôteliers de la Côte

A. He. Publié le - Mis à jour le

Belgique "Météo Belgique" est-il responsable du mauvais chiffre d'affaire de l'horeca à la côte belge ? Selon les hôteliers, la réponse est oui. Mais pour Philippe Mievis, responsable climatologique du site, ces propos sont tout simplement "loufoques".

"En lisant cela dans la presse, j'ai cru à un poisson d'avril", s'étonne-il. "Leurs propos sont incohérents. Ils évoquent un manque à gagner pour les touristes d'un jour. Or, ce ne sont pas eux qui vont consulter nos prévisions saisonnières." Celles-ci ne sont pas destinées à établir clairement et précisément le temps qu'il fera à Knokke dans un mois à une heure bien déterminée. Il s'agit plus "de donner des tendances sur ce que sera le temps durant cette période", peut-on lire sur le site. Difficile en effet de croire que le vacancier d'un jour consulte ce genre de site des semaines à l'avance.

Le temps, coupable idéal ?

"Dire que les gens ne viennent pas uniquement à cause de la météo, je trouve ça un peu gros", continue-t-il. "A titre personnel, je sais que certaines personnes préféreront parcourir 100km de plus pour aller à la Côte d'Opale ou dans la Baie de Somme car il n'y pas de problèmes communautaires de l'autre côté de la frontière et les gens sont accueillis en français."

Philippe Mievis cite également la police "anti-jeunes" qui sévit à La Panne, Coxyde et Nieuport. Une unité spéciale chargée de surveiller de près les jeunes susceptibles de créer des ennuis. "Après, il ne faut pas s'étonner de cette désertion. Il n'y pas que la météo, il faut aussi réfléchir de façon plus globale par rapport à cette diminution."

Les météorologues pas Knokke-out

La ville de Knokke, à la base du mouvement de grogne de l'horeca côtier, envisage d'attaquer le site en justice, voire de lancer une campagne de presse à l'encontre de Météo Belgique. "Si nous sommes attaqués, diffamés, comptez sur nous pour répondre", assène Philippe Mievis. "On n'a jamais parlé de temps 'pourri'. On a évoqué un mois de juin instable et orageux. Or, il l'a été. On a battu le record de précipitations le mois dernier et il a fait orageux. Cette situation est surréaliste. On est en Belgique, mais tout de même...", conclut Philippe Mievis.

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