Le Pr Donnez veut que la vérité éclate au grand jour

Entretien par Laurence Dardenne Publié le - Mis à jour le

Belgique

Un peu plus d’un mois après qu’a éclaté au grand jour l’affaire du Pr Jacques Donnez, chef du service de gynécologie et andrologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc - notamment soupçonné de fraude scientifique dans le cadre d’une greffe de tissu ovarien (Le Soir du 16 juillet) -, le principal intéressé a accepté de répondre, par e-mail, à nos questions sur ce nébuleux dossier, suite aux articles parus dans nos colonnes (La Libre du 16 juillet et des 20, 21 et 22 juillet). Affirmant haut et fort qu’il s’agit bien d’une "première mondiale sans faute scientifique" et qu’"il n’y a jamais eu de manipulation d’échantillons", le gynécologue, dont le laboratoire a été incendié en novembre 2010, a voulu nous livrer sa vérité. Estimant sa réputation "salie" et son "honneur bafoué", le Pr Donnez a tenu à s’exprimer.

A quand remontent les manœuvres d’intimidation et de diffamation dont vous faites l’objet ?

Ni mes collaborateurs ni moi-même n’avons été confrontés à des manœuvres d’intimidation. Par contre, depuis près de deux ans, une véritable campagne de calomnie et de diffamation est lancée à l’encontre du service de gynécologie et en particulier de mes collaborateurs proches et de moi-même. Nous sommes coauteurs de nombreux articles dans des journaux internationaux à grand "impact factor". C’est tout le service qui est jalousé mais particulièrement le Professeur Dolmans et moi-même.

Quelles en sont, selon vous, les raisons ?

Il ne fait aucun doute que sous le couvert d’une pseudo-intégrité scientifique (téléguidée par des sentiments peu recommandables), certains membres des Cliniques universitaires Saint-Luc ont décidé de tout mettre en œuvre pour déstabiliser le chef de service de gynécologie et son équipe.

Pour ce qui concerne le vol d’ordinateur et l’incendie, avez-vous des suspicions ? Si oui, qui pourrait en être l’auteur ?

Le vol d’ordinateur en 2004 a été suivi d’une lettre anonyme envoyée au vice-recteur de l’époque qui a classé immédiatement l’affaire. Quant à l’incendie de novembre 2010, il est criminel comme cela a été prouvé par un expert mandaté. Cet incendie a mis en danger la vie des membres de mon équipe de recherche, y compris deux chercheuses enceintes à l’époque. Plusieurs années de recherche ont été réduites à néant de par la destruction de matériel de recherche expérimental. Mais comme l’avaient prévu les enquêteurs, il est très difficile de trouver les coupables de ce genre d’action. Certains (toujours les mêmes diffamateurs) ont même suggéré que l’équipe ou moi-même étions responsables de l’incendie. Comment imaginer que nous aurions pu savoir en novembre 2010 (NdlR : date de l’incendie) qu’ils nous attaqueraient 6 mois plus tard ?

Le fait que cette affaire éclate au grand jour au moment de votre 65ème anniversaire est-il une coïncidence ?

Je l’ignore, mais si tel était le cas, le vice s’ajouterait à la calomnie et à la diffamation.

Découvrez la suite de cet entretien dans votre journal.

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