Belgique

Gérasimos Intjigejlis, préfet de l'Athénée Royal d'Ixelles, a déclaré vendredi n'avoir que sept élèves inscrits en première année du secondaire dans un contexte de pénurie de places. "Pourquoi ce type d'école est à chaque fois mis de côté au moment des inscriptions?", questionne le préfet. Il propose de s'interroger sur la volonté d'assumer ou non qu'il y ait une sélection.

En suivant l'intention du décret Inscriptions qui vise à lutter contre les mécanismes de relégation en soutenant la mixité sociale, Gérasimos Intjigejlis préconise de dispenser un enseignement fondamental dans les écoles de moindre réputation. "A partir du moment où je n'ai pas de primaire, je reçois tous les élèves qui sont refusés dans les autres écoles. Quelque 30.000 euros me sont accordés pour la discrimination positive, mais je me retrouve en déficit du fait de mon nombre plus important d'élèves libres. Alors que certaines écoles huppées ont des fonds importants, moi je survis au niveau budgétaire. Cela ne me dérange pas d'organiser un enseignement différencié, mais alors qu'on nous en donne les moyens. On est d'ailleurs l'une des deux écoles en Région bruxelloise à organiser la 3S-DO pour les élèves qui ont fréquenté le premier degré durant trois ans et qui souhaitent éviter le professionnel en se remettant à jour dans le général."

Il remarque par ailleurs que les écoles continuent à sélectionner à travers la composition des cours du premier degré ou en refusant d'organiser le degré complémentaire. "Les élèves qui ratent une année doivent alors changer d'établissement. Donc, ces écoles n'assument pas une partie de la charge qui devrait être la leur. Tant qu'on maintient un pareil système, il y aura une dualisation de l'enseignement et il y aura des écoles plus réputées que d'autres."