Belgique Le prince Laurent demande à la presse de le soutenir plutôt que l'écraser, a-t-il expliqué au cours d'un entretien avec Le Soir. Il refuse toutefois de s'expliquer sur les conditions de son voyage au Congo et renvoie à l'avocat de sa fondation -la GRECT-, Pierre Legros, chargé de s'exprimer au nom de celle-ci.

"Vous cherchez à faire du sensationnalisme. Il faudrait un jour que vous me souteniez plutôt que de m'écraser sans arrêt. Lorsque je dis ce que je fais, personne ne l'écrit. Lorsque je n'ai pas fait quelque chose, tout le monde en parle plutôt que de se dire: essayons de le soutenir dans son travail en faveur de la communauté au sens large", a-t-il déclaré.

Aux journaux du groupe Sud-Presse, il a tenu un discours similaire: "je ne peux rien dire, on considère que tout ce que je fais est un problème".

Le prince rappelle que sa mission était un voyage technique et scientifique qui concernait la forêt équatoriale, "un sujet qui dépasse de loin le Congo".

Le fils cadet du Roi a profité de son voyage au Congo pour se rendre en Angola. Ce déplacement s'inscrit dans le même cadre, celui de l'environnement, a-t-il affirmé.

Et le prince d'avancer les projets qui seront réalisés et que visait son voyage: l'installation de micro-centrales électriques dans des villages.

"Comme la fondation a un know-how là-dedans, il était de mon devoir de permettre à ces gens d'y avoir accès pour un prix très compétitif puisque la fondation ne fait pas de bénéfice", a-t-il ajouté.

Le Soir et Sud Presse ont également interrogé Etienne Davignon, administrateur de la fondation. Celui-ci n'a pas été consulté sur l'opportunité de ce voyage. "S'il m'avait demandé mon avis, je lui aurais dit de ne pas y aller", a-t-il confié à Sud-Presse.

M. Davignon juge normal que le Congo ait pris en charge le voyage puisque le pays était la puissance invitante. La fondation du prince ne dispose d'ailleurs pas de moyens permettant de financer une telle mission.

Le vicomte considère en outre que cette mission n'avait rien de scandaleux.

"Est-ce qu'en soi, aller au Congo est un scandale? Evidemment, non. Pas plus qu'en Libye l'an dernier. Où est le mal alors que tout le monde s'y rendait? Dire que Laurent ne voyage que dans des conditions troubles, je ne trouve pas ça correct".

M. Davignon a également récusé toute accusation d'opacité dans les comptes de la GRECT. Les revenus de celle-ci viennent de la location d'un immeuble, rue d'Arlon à Bruxelles, a-t-il indiqué.