Belgique

Le Prince Philippe et le ministre de l'Economie, Marc Verwilghen, s'envoleront ce samedi pour la Chine, à la tête d'une mission économique sans précédent dans son ampleur, forte de 500 personnes représentant quelque 200 entreprises et organismes belges qui toutes, espèrent tirer profit de la success story économique chinoise.

Outre le ministre fédéral de l'Economie, son homologue flamande, Fientje Moerman, et le ministre-président de la Région wallonne, Jean-Claude Van Cauwenberghe, seront également du voyage. Quant au ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué, il ne sera présent que pour deux jours à Shanghaï.

Avec un produit intérieur brut de 1.400 milliards de dollars et une croissance annuelle de 8 à 9 pc, le marché chinois est exceptionellement attractif pour les capitaux étrangers.

A l'origine perçue comme un marché aux débouchés illimités, la Chine a également été choisie par de nombreuses entreprises comme base de production pour le reste du monde, en raison de coûts de production extrêmement bas.

Depuis, la Chine s'est hissée parmi les premiers producteurs mondiaux après les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne.

De grandes entreprises belges comme le groupe Bekaert, spécialisé dans la transformation du métal Bekaert (actuellement premier investisseur belge en Chine), Barco (imagerie), Picanol (fabricant de métiers à tisser) et le brasseur InBev y sont déjà fortement implantés.

Mais la Chine attire également les PME. «En début d'année, nous avons organisé un séminaire sur les investissements en Chine », explique Christine Faes, chargé de la division internationale de l'Unizo (associations de PME et indépendants flamands). «Nous avons dû refuser des inscriptions ».

C'est la première fois que l'Unizo participe à une mission économique princière.

Les exportations belges vers la Chine ont progressé de 150 pc depuis 1999. En 2003, Pékin figurait au 14e rang des exportations belges.

Parmi les produits belges les plus exportés, figurent les pierres et métaux précieux, les machines et appareils mécaniques et les matières chimiques organiques.

La Chine représente pour sa part 2,6 pc des importations belges et figure à la 9e place des fournisseurs du pays.

La mission commerciale sera traditionellement placée sous le signe d'échanges entre entreprises et secteurs, de la signature d'accords de coopération et de rencontres avec des personnalités du monde politique et économique.

Cette mission, qui durera huit jours, passera par Pékin et Shanghaï et se terminera à Guangzhou.

La Princesse Mathilde suivra un programme particulier axé sur l'image de la Belgique en Chine et sur des projets socio-culturels.

Il y a quelques semaines, la présence de Marie-Rose Morel, députée du Vlaams Belang (ex-Vlaams Blok), au cours de la mission avait provoqué une polémique.

Celle-ci accompagne son père, Chris Morel, qui se déplace en fauteuil roulant et qui est vice-président de la chambre de commerce belgo-chinoise.

Le Palais aurait marqué son opposition à sa présence au sein de la délégation. Mais pour la ministre flamande de l'Economie, Fientje Moerman, la présence de la députée d'extrême droite est d'ordre purement privé.